UNE PÉTITION CONTRE 15 MILLIONS D’EUROS D’ARGENT PUBLIC

UNE PÉTITION CONTRE 15 MILLIONS D’EUROS D’ARGENT PUBLIC

ESTAC

La pétition lancée à Troyes contre le financement public du futur centre de vie de l’ESTAC prend de l’ampleur. Portée par un ancien candidat de la liste d’union de la gauche menée par Charline Briot, elle pose la question des priorités politiques locales.

A quoi sert l’argent public ?

La pétition lancée par Loïc Maillard autour de l’ESTAC prend de l’ampleur. En quelques mois, elle a recueilli près de 1 800 signatures, dont une large majorité d’Aubois, révélant un malaise croissant autour du financement public du futur centre de vie du club.

Ce débat dépasse le cadre de l’Estac, il s’inscrit dans un débat plus large : à quoi est utilisé l’agent public. L’initiateur de la pétition était par ailleurs candidat aux élections municipales sur la liste d’Union de la gauche Troyes avec Briot menée par Charline Briot.

Au coeur de la contestation : 15 millions d’euros d’argent public, soit près de 40 % d’un projet estimé à 40 millions d’euros. Une somme importante, financée par les collectivités locales, pour un projet porté par le City Football Group, un groupe international aux moyens considérables.

Selon la pétition, la question est simple : pourquoi mobiliser autant d’argent public pour un acteur privé disposant déjà de ressources importantes ? Le fait que cette pétition soit portée par un ancien candidat de la liste d’union de la gauche n’est pas neutre.

Il traduit une critique politique plus large : celle de choix budgétaires jugés déséquilibrés. Car dans le même temps, les collectivités locales mettent en avant des contraintes financières, que ce soit pour les politiques sociales, l’éducation ou le soutien aux associations.

Au-delà du football, c’est bien la question des priorités publiques qui est posée. Pour ses initiateurs, ces millions pourraient être investis ailleurs : services publics, solidarité, équipements de proximité. Alors qu’une consultation publique est en cours, la pétition contribue à installer le débat dans l’espace public. Elle montre que ces choix ne font plus consensus.

Les communistes et leurs élus ont toujours été largement mobilisés sur cette question de l’utilisation de l’argent public : on peut d’ailleurs citer le dernier dossier en date, la reprise du Coq Sportif après le fiasco Airesis pourtant abreuvé des deniers publics. En fait, cela pose une question simple : l’argent public doit-il financer des groupes privés ou répondre d’abord aux besoins des habitants ?

Lien de la pétition : https://www.change.org/p/troyes-non-aux-15-millions-de-fonds-publics-pour-l-estac-city-football-group

 

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