
Les commentaires de certains journalistes ou d’hommes politiques de droite et d’extrême droite auraient tendance à nous provoquer des troubles dyslexiques au point que l’on ne puisse plus s’orienter ni reconnaître notre droite de notre gauche.
Depuis que J-M Le Pen, s’était vanté d’avoir fait subir des tortures pendant la guerre d’Algérie, ou quand il qualifiait les chambres à gaz de détail de l’histoire, cet admirateur de Pétain, tout comme Pierre Bousquet, co-fondateur du RN qui avait combattu lui, dans la branche d’élite de la Waffen SS, laissèrent des traces indélébiles de honte et qui marquèrent à jamais l’image de leur parti.
C’est aussi sans compter que Marine « la fille du père » et Bardella essaient de nous faire croire que leur parti s’est depuis débarrassé de leurs complicités passées avec le fascisme, l’antisémitisme, leurs accointances avec un catholicisme intégriste, de son homophobie et de son hostilité à l’émancipation des femmes.
Il n’y a pas besoin de labourer profondément leur terrain, pour voir que malgré cette mue en trompe-l’oeil, ce parti continue de faire germer ses fondamentaux idéologiques nauséabonds et de les enraciner dangereusement dans la population.
De ce passé et présent trop lourds à porter, ils veulent en blanchir le nuancier ! ils veulent brouiller les cartes pour se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas. Ils tentent de laver le RN des souillures qui ont marqué l’histoire, mais le savon miracle n’existe pas.
Toutefois, pour arriver à leurs fins, ils emberlificotent le bon peuple, avec une méthode dans laquelle ils excellent en la matière, le mensonge. Ainsi Marine Le Pen ne veut plus que le RN soit catalogué d’extrême droite, la similarité d’Éric Ciotti avec Marine Le Pen est édifiante, mais lui, pourtant il se dit ne pas être d’extrême droite, Bruno Retailleau se souvenant que les électeurs du RN furent les siens évite d’en faire des fascistes.
L’histoire des partis de droite et d’extrême droite fut faite sur des transfuges permanents. À vouloir sans cesse faire peau neuve et se distinguer les uns des autres il n’y aura bientôt plus de droite ni d’extrême droite mais seulement des centristes.
Extrême est devenu un mot outrancier qu’il faut éviter. Le Conseil d’État lui-même vient de perdre la boussole en classant le parti de Mélenchon à l’extrême gauche ! Quand on sait que Mélenchon souhaite accéder au pouvoir par une élection présidentielle ou en se faisant élire premier ministre, alors que l’extrême gauche est une nébuleuse qui regroupe différentes tendances qui en réfutent l’idée, cherchant à prendre le pouvoir non pas par les élections mais par la révolution.
Après toutes ces révélations, je me demande si le soleil se lève toujours à l’est ou si je ne vais pas prendre mon GPS pour le PSG.
Louis Michel
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