AU BONHEUR DES CAPITALISTES

AU BONHEUR DES CAPITALISTES

27 mai 2025
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Pepe Mujica, ex-président de l'Uruguay avait cette définition de la politique : « La politique c'est lutter pour le bonheur de tous ». Et il passa sa vie à lutter pour la justice sociale, y compris au péril de sa vie sous la dictature militaire. En France, la définition de la politique pour E. Macron serait plutôt de mettre son pouvoir au service du bonheur des (grandes) entreprises sans se soucier des travailleurs : Sanofi, qui a empoché en tout près d'un milliard € d'argent public, peut partir tranquillement investir une vingtaine de milliards aux USA, après avoir détruit des milliers d'emplois en France. Sachant que la France importe 87% de ses médicaments, on mesure le désastre de cette complaisance de l'État à l'égard de la désindustrialisation. D'ailleurs, dans le PIB français, l'industrie ne représente plus que 17%, ce qui, dans l'UE, nous place dans les derniers, juste avant la Grèce, le Montenegro, Malte et le Luxembourg. Le refus très net de Macron de sauver Vencorex et de nationaliser Arcelor, au prétexte que cela coûterait trop cher à l'État, montre ainsi la volonté de tout lâcher au patronat, sans tenir compte de l'intérêt de la nation, puisque qu'en 2050 le besoin d'acier aura doublé et que nous serons alors devenus totalement dépendants des importations.

Mais la désindustrialisation est aussi préparée en amont. Les enquêtes sur les performances à l'école montrent une baisse tendancielle des apprentissages fondamentaux. Des mesures comme le désastreux Parcoursup qui empêche des études universitaires choisies, ou la suppression en lycée professionnel de 170 heures d'enseignement général pour des stages en entreprise profitables aux patrons, contribuent aussi à cette baisse de niveau. Donc, plutôt qu’« un choc d'investissements » tel que le propose E. Macron, et qui ne sert qu'à accroître la compétitivité du Capital au détriment des travailleurs, il faut un choc de formation, en particulier dans les secteurs stratégiques, pour reconstruire la France. Car, et c'est ce qu'E. Macron comprend mal, les travailleurs et la nation n'appartiennent pas aux capitalistes.

 

 

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