CHANGER DE SYSTÈME POUR SAUVER L’HUMANITÉ

CHANGER DE SYSTÈME POUR SAUVER L’HUMANITÉ

10 septembre 2021
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Au coeur de l’été, l’amplification des événements météorologiques, accompagnés de leurs terribles souffrances et de leurs deuils, s’est invitée à notre table, en pleine pandémie, sans masque.

S’ajoutant aux innombrables décès dus au Covid 19, en partageant les mêmes origines, mégafeux ou pluies diluviennes, canicules et sécheresses envahissent des pans de la planète, avec leurs lots de destructions et de morts. Le sixième rapport du Giec (1) sonne l’alerte rouge, à moins de trois mois de la nouvelle conférence sur le climat qui doit se tenir à Glasgow (COP26).

De grandes parties de notre Terre commune vont devenir invivables si la communauté humaine ne réussit pas à réduire beaucoup plus rapidement sa production de gaz à effet de serre due essentiellement à la combustion de charbon et de pétrole.

Le système capitaliste et sa soif jamais étanchée de profit sont bien en cause

Sachant que l’ampleur avec laquelle notre planète se réchauffe n’a pas d’équivalent dans l’histoire, ne pas s’engager dans cette voie reviendrait à accepter d’irréparables désastres. La fonte des glaciers, la montée des eaux des océans, la modification des écosystèmes océaniques et terrestres mettraient en cause la sécurité alimentaire mondiale et provoqueraient, par conséquent, des déplacements de populations à grande échelle vers des zones moins touchées.

Une course de vitesse est donc engagée tant chaque jour et chaque dixième de degré compte pour sauver l’humanité. Songeons qu’un enfant qui naît aujourd’hui peut connaître cette catastrophe. C’est dire nos responsabilités ! Et ce ne sont pas les rodomontades culpabilisantes envers les citoyens-consommateurs par un écologisme politicien qui peuvent nous sortir d’affaire.

Trois milliards d’êtres humains manquent de l’essentiel, alors que les 10 % les plus riches de la population émettent plus de la moitié du gaz carbonique. Le système capitaliste et sa soif jamais étanchée de profit sont bien en cause. Ce sont à la fois le modèle productif de l’agrobusiness, favorisé par exemple par la politique agricole commune, les banques et assurances, avec la liberté totale de circulation des capitaux spéculatifs, les privatisations des ressources énergétiques et des transports mais aussi la conception des villes et des logements comme les systèmes de distribution et de consommation qu’il s’agira radicalement de dépasser.

Certes, à chaque grande réunion internationale, les chefs d’État et de gouvernement rivalisent d’engagements aussi dérisoires qu’hypocrites devant micros et caméras sur l’inversion des tendances actuelles. Rentrés en leurs palais, ils défendent les intérêts de classes et poursuivent la guerre intracapitaliste au service de leurs multinationales, dont celles qui ont paraît-il la « bonté » d’investir dans leur pays en bénéficiant de ponts d’or.

Un monde de coopération, de partage des avoirs, des savoirs, des pouvoirs est à l’ordre du jour

C’est ce qu’il s’est passé il y a quelques semaines au grand « raout » du château de Versailles avec le président Macron à genoux devant les milieux d’affaires nord-américains. Sachant que la durée de rotation du capital investi est dix fois plus importante que celle d’un mandat présidentiel, on mesure l’urgence à porter des actions et un débat populaire sur les réorientations des productions afin de les mettre au service des besoins humains, démocratiquement décidés.
La vie humaine et celle des écosystèmes sont antagonistes avec l’accumulation capitaliste et la « concurrence libre », prétendument non faussée, qui génèrent à la fois inégalités sociales et destructions environnementales. C’est au contraire un monde de coopération, de partage des avoirs, des savoirs, des pouvoirs qui est à l’ordre du jour. L’appropriation sociale, citoyenne et démocratique de larges secteurs de l’économie, le postcapitalisme deviennent l’intérêt supérieur de l’humanité.

L’émancipation humaine et le respect des écosystèmes doivent prendre le pas sur toute autre considération.

(1) GIEC : Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

 

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