
Le gouvernement a annoncé pour le budget 2027 un effort de 54 milliards d’euros, qui sera une fois de plus un partage inégal des sacrifices.
Derrière ce chiffre se trouvent des économies budgétaires qui cibleront principalement les ménages modestes, les retraités, les usagers du système de santé, les collectivités locales. Les familles aisées, qui tirent une part significative de leurs ressources du patrimoine financier et immobilier, en seront épargnées.
Une retraite n’est pas une fortune, une pension de retraite constitue avant tout un revenu destiné à vivre après une vie professionnelle. Derrière chaque pension, il y a souvent des années de travail, de cotisations et de contributions au système social.
Les décisions prévues, de ne pas revaloriser les pensions au rythme direct de l’inflation (ou de reporter cette revalorisation), vont entraîner une baisse réelle du pouvoir d’achat. Pour un retraité vivant au niveau du SMIC ou juste au-dessus, cette mesure s’apparente à une coupe budgétaire directe sur des postes de dépenses essentielles comme l’énergie, la santé et l’alimentation.
La refonte de l’abattement fiscal de 10 %, si cette mesure tend à préserver les très petites pensions, elle va toucher rapidement les retraités se situant juste au-dessus des seuils de non-imposition, faisant basculer certains ménages modestes dans l’impôt sur le revenu.
Avec ce gouvernement, les retraités qui ont cotisé durant toute leur activité professionnelle continueront de casquer. Un système qui les mènera vers une lente paupérisation.
Michel Grossmann
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