
Parcoursup
Le 1er juin, des centaines de milliers de lycéens ont découvert les premières réponses de Parcoursup. Une date synonyme de stress et d’incertitude. Les candidats disposent de quelques jours seulement pour répondre aux propositions reçues, tout en surveillant les listes d’attente. Et ce, alors même que les épreuves du baccalauréat n’ont pas encore commencé. Une situation particulièrement anxiogène pour de nombreux jeunes.
Présentée comme un outil d’orientation, la plateforme fonctionne surtout comme un système de sélection. Ce ne sont plus seulement les jeunes qui choisissent leur formation, mais les établissements qui choisissent leurs étudiants. Derrière l’apparente neutralité des classements se cachent des critères souvent opaques et des inégalités bien réelles.
Plusieurs études soulignent le poids de l’origine sociale, de l’accompagnement familial ou encore de la réputation du lycée fréquenté. Les élèves ne partent pas avec les mêmes chances. Ceux qui maîtrisent les codes du système ou bénéficient d’un environnement favorable disposent d’un avantage évident.
Les écarts de notation entre établissements peuvent être importants. Deux élèves de niveau comparable peuvent ainsi être évalués différemment selon leur lycée.
Parcoursup a certes mis fin au tirage au sort qui existait sous l’ancien système APB. Mais remplacer le hasard par une sélection généralisée ne répond pas à la question de l’égalité d’accès aux études supérieures. Chaque année, des milliers de jeunes restent des semaines dans l’incertitude.
Alors que l’université devrait garantir à chacune et chacun le droit de poursuivre les études de son choix, Parcoursup continue d’alimenter un profond sentiment d’injustice et révèle les inégalités qui traversent déjà l’école et la société.
Derrière les statistiques officielles, il y a surtout des jeunes laissés sur le bord du chemin, sans réponse ou contraints de renoncer à leurs aspirations faute de place.
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