
1er Mai
Sous la pression de la mobilisation, le gouvernement a annoncé renoncer à sa loi contestée. Ce recul constitue un succès significatif pour les salariés, les retraités et la jeunesse. Dans l’Aube, les manifestations et rassemblements ont témoigné de la détermination du monde du travail à défendre ses droits, ses conditions de vie et l’avenir des services publics.
Ce retrait n’est pas une concession spontanée du gouvernement, mais le fruit d’un rapport de force construit par les luttes. Il fait suite aux mobilisations sociales dans la rue mais aussi à la mobilisation des députés·e·s du groupe communiste à l’Assemblée nationale qui a menacé le gouvernement d’une mention de censure !
La proposition de loi de Gabriel Attal soutenue par la droite et l'extrême droite, et dénoncée par l’ensemble des syndicats, reposait sur un tissu de mensonges :
. elle aurait favorisé les grands groupes, aux dépens du petit commerce indépendant de proximité et des artisans, qui peuvent déjà ouvrir le 1er mai ;
. elle ne se serait pas limitée aux boulangeries et aux fleuristes, mais aurait concerné tout le secteur du commerce, de la culture et de l’agroalimentaire ;
. elle ne prévoyait pas le fait d'être réellement payé double (200% pour la journée travaillée), et n'aurait pas garanti le fait d'être volontaire face au pouvoir patronal.
Alors que les macronistes voulaient faire du 1er mai une " journée à fort potentiel commercial ", le rapport de force a payé. Dans notre département, cette victoire résonne particulièrement. Face à la hausse du coût de la vie, aux difficultés d’accès aux soins, aux menaces sur l’emploi et à l’affaiblissement des services publics, plus que jamais, il est nécessaire de poursuivre le combat pour des salaires justes, une industrie forte, des services publics renforcés et un développement équilibré des territoires.
Les communistes de l’Aube saluent cette victoire et réaffirment leur engagement au service du monde du travail et de l’intérêt général. Elle démontre que l’espoir existe et que l’action collective demeure la clé des conquêtes sociales.
En ce 1er mai, nous célébrons les luttes passées, les avancées présentes et celles à venir. Ensemble, continuons à faire grandir les exigences de justice sociale, de paix et de progrès humain.
Toutes et tous dans la rue le 1er mai ! C’est NOTRE journée, c’est le jour où se faire entendre pour exiger des augmentations de salaire et des mesures contre la vie chère. C’est le jour où, depuis 140 ans, tous les travailleurs et travailleuses du monde manifestent ensemble pour défendre la paix juste et durable et le progrès social.
Vive le 1er Mai ! Vive la solidarité internationale !
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