

Si Trump évoque un personnage de théâtre, c'est sans aucun doute le Père Ubu, créé en 1895 par Alfred Jarry : lâche, bête, grossier, méchant et cupide, le tout avec une cruauté enfantine. Ubu veut tout posséder sans rien donner : « Encore une fois, je veux m'enrichir, je ne lâcherai pas un sou ». Et il prévoit de quitter le pays après l'avoir pillé et en avoir tué tous les habitants.
Cette oeuvre est considérée comme le début du théâtre de l'absurde ; 131 ans plus tard, le théâtre de l'absurde c'est le Moyen Orient ravagé par les guerres impérialistes de Trump et de son associé israélien, qui n'hésitent pas à recourir au génocide, dans les faits pour l'un en Palestine, dans l'intention pour l'autre en Iran : Une civilisation entière mourra ce soir, pour ne jamais renaître, a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social, et dimanche, il déclarait aux journalistes que c'était bien pour les Iraniens puisque le moment où le peuple iranien est le plus malheureux… c’est lorsque les bombes cessent de tomber. Son associé, lui, perpètre ses massacres au Liban en silence.
Comme pour Ubu, la folie fait progressivement le vide autour de Trump ; des élus Républicains prennent leurs distances car l'économie américaine se fragilise. Même si les USA produisent plus de pétrole qu'ils n'en consomment, ils demeurent dépendants des marchés mondiaux : le pétrole étant négocié sur un marché mondial, les hausses de prix se répercutent sur le prix à la pompe pour tous, que le pays soit importateur ou exportateur.
Et l'enrichissement des producteurs de pétrole américains, soutiens de Trump, est une insulte à l'appauvrissement des ménages et des industries qui doivent payer très cher leur énergie. À quelques encablures des élections de mi-mandat, les promesses de paix et de prospérité économique sur lesquelles Trump avait assuré son élection lui reviennent en pleine figure. Ubu a fui, Trump sera peut-être destitué pour l'ensemble de son oeuvre.
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