LYCÉENS ET SYNDICATS MOBILISÉS : LEURS REVENDICATIONS PORTÉES EN PRÉFECTURE

LYCÉENS ET SYNDICATS MOBILISÉS : LEURS REVENDICATIONS PORTÉES EN PRÉFECTURE

Ce mardi 6 octobre, les syndicats enseignants ont appelé à la grève pour se tenir aux côtés des lycéens et lycéennes mobilisés depuis plus d’une semaine. Une audience à la préfecture a pu avoir lieu, avec une dizaine de lycéens et trois organisations syndicales pour faire remonter leurs revendications auprès du préfet et du directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) de l’Aube.

Les lycéens ont parlé librement, abordant les problématiques propres à chaque établissement (conditions de travail, emplois du temps surchargés, bâti scolaire, manque de personnels…). Ils ont également rappelé les coupes budgétaires du Pass Culture, et ont interrogé le préfet sur la question de l’attractivité du métier d’enseignant. La question de la santé mentale a été un sujet important, soulignant le manque de personnels formés, l’absence d’assistante sociale scolaire, d’infirmière ou de Psy-EN dans les établissements. Les élèves ont remercié le préfet et le DASEN de leur écoute, rappelant qu’ils ont besoin d’être entendus, et que la violente répression à laquelle ils ont fait face n’est pas la solution.

À cela, le préfet n’a pas flanché sur les violences policières, affirmant qu’il n’y a pas eu de réponse disproportionnée de la part des forces de l’ordre, martelant qu’il n’y a pas de violence « par pur plaisir ». Il annonce qu’un temps d’échange va être mis en place dans chaque établissement à partir de jeudi 8 octobre, et que le ministère de l’Éducation nationale a mis en place une plateforme pour permettre aux élèves de saisir leurs doléances. Une proposition du ministre bien légère face à l’ampleur du mouvement, qui, comme l’ont souligné les lycéens et lycéennes lors de l’audience, est un mouvement né d’une colère qui ne date pas d’hier, elle n’est pas la contestation d’une énième réforme, elle est le fruit de situations qui durent depuis bien longtemps, cristallisées par des années de macronisme.

Charline Briot,
secrétaire départementale CGT Éduc’action de l’Aube

Partager l'article :

Les dernières actus

TROYES : LES LYCÉENNES ET LYCÉENS VEULENT ÊTRE ENTENDUS, PAS GAZÉS

Classes surchargées, conditions d’étude dégradées, inquiétudes pour l’avenir : les jeunes mobilisés à Troyes ont des choses à dire. Leurs témoignages dénoncent aussi les interventions policières devant les établissements. Pour protéger les lycéennes interviewées, leurs...

FETHI CHEIKH : LE DROIT RECONNU APRÈS DES MOIS DE PROCÉDURE

Romilly-sur-Seine Le soulagement ne gomme pas l’épreuve. Le 1er octobre, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté le déféré préfectoral contestant l’éligibilité de Fethi Cheikh, en raison de son poste à la Maison de la...

LES SACRIFIÉS SUR L’AUTEL DE L’EFFORT BUDGÉTAIRE

Le gouvernement a annoncé pour le budget 2027 un effort de 54 milliards d’euros, qui sera une fois de plus un partage inégal des sacrifices. Derrière ce chiffre se trouvent des économies budgétaires qui cibleront...
1 2 3 … 587

Vous ne voulez rater aucun numéro de la Dépêche ?

Abonnez-vous, vous recevrez chaque numéro dans votre boîte aux lettres.
Je m'abonne

© 2026 - La Dépêche de l’Aube

Création : Agence MNKY

magnifiercrossmenuchevron-down
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram