LE COUP DE COM QUI FAIT OUBLIER L’ENVIRONNEMENT

LE COUP DE COM QUI FAIT OUBLIER L’ENVIRONNEMENT

Romilly - Data center

Quelques semaines avant les élections municipales, Éric Vuillemin annonce l’implantation d’un Data center sur la zone de l’aérodrome, avec la création annoncée de 1000 emplois directs et indirects. Nos collègues de la presse locale précisent que le projet n’en est encore qu’au stade de la promesse.

Si la question de l’emploi et les retombées financières sont largement mises en avant pour séduire les électeurs, rien ou presque n’est dit sur les conséquences environnementales d’un tel projet. Pourtant, les impacts des data centers sont bien connus :

- Les data centers consomment environ 2 % de la production mondiale d’électricité.
- Ils représentent près de 46 % de l’empreinte carbone liée au numérique.
- La chaleur produite par les serveurs peut augmenter la température des alentours.
- Les systèmes de refroidissement peuvent entraîner des rejets de produits chimiques.
- Ils génèrent également des nuisances sonores liées aux groupes de refroidissement.

Ces questions devraient conduire à une réflexion sérieuse sur des solutions durables permettant de réduire l’impact environnemental des data centers.

L’environnement directement impacté

Le refroidissement des serveurs nécessite l’utilisation d’une très grande quantité d’eau. Un data center consomme en moyenne entre 11 et 19 millions de litres d’eau par jour.

Dans une période marquée par les sécheresses et les restrictions d’eau, où l’on demande aux habitants de réduire leur consommation, cette question mérite pourtant d’être posée clairement.

Que se passera-t-il lors des épisodes de fortes chaleurs et de pénurie d’eau ? Ces enjeux concernent directement les habitants et méritent un véritable débat public, transparent et complet.

Ce qui se cache derrière les Data centers

À Romilly, le chômage reste très élevé. Son taux est supérieur à la moyenne nationale et la précarité, avec la misère qui l’accompagne, frappe près d’un quart de notre population.

Alors une question se pose : où sont les 200 emplois promis à grand renfort de publicité au Coq sportif ? Aujourd’hui, les effectifs sont en diminution et les bureaux flambant neufs censés accueillir le siège social sont quasiment vides. Et qu’en est-il de l’usine de gants annoncée sur l’aérodrome ? Le projet semble avoir été abandonné.

Pourtant, de tout cela, il n’est guère question. Mais les Romillonnes et les Romillons ne sont pas dupes. À la veille d’élections, ils ne sont pas prêts à se laisser prendre une fois de plus. Il suffit de constater leurs réactions sur les réseaux sociaux ou dans les articles de presse : leur lucidité peut parfois étonner.

Un coup de communication ?

Il fallait manifestement réussir un coup de communication avant les élections municipales.

Face au manque d’informations, les élus de gauche, emmenés par Fethi Cheikh, ont eu raison de voter contre et de demander que cette question soit reportée après les élections municipales, afin qu’elle soit examinée par la nouvelle équipe qui sera élue.

Depuis 2008, à la veille de chaque élection municipale, on nous promet des créations d’emplois et des projets tous azimuts.

En 2014 déjà, un engin de chantier avait été installé devant les portes de Sorotex, laissant croire à un démarrage imminent des travaux. Mais depuis plus de dix ans, rien n’a suivi.

 

 

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