
Fermetures de classes
Plus de 3 250 postes d’enseignant vont être supprimés cette année, le ministère de l’Éducation en a fait l’annonce il y a quelques jours. Ces nouvelles suppressions de postes s’inscrivent dans la lignée des politiques libérales mises en place depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Le budget de l’Éducation nationale continue d’affaiblir l’école publique.
En tout, 1 891 postes dans le premier degré et 1 365 dans le second vont être supprimés. Cette annonce marque un léger recul par rapport à celle faite aux syndicats quelques jours plus tôt.
Notre département directement impacté
Chaque année, dans l’Aube, la même inquiétude revient dans les communes : une classe va-t-elle fermer à la rentrée prochaine ? Derrière les chiffres et les décisions administratives, ce sont des enfants, des familles voire des villages entiers qui sont touchés.
Dans plusieurs secteurs du département - autour de Bar-sur-Aube, d’Arcis-sur-Aube, dans le Nogentais ou aux abords de la Forêt d’Orient - des écoles voient leurs effectifs scrutés à la loupe. À quelques élèves près, une classe disparaît. La décision tombe, souvent vécue comme brutale, prise loin du terrain, sans tenir compte des réalités locales.
À Troyes, certaines écoles primaires publiques voient des classes menacées, alors que les effectifs sont en constante augmentation dans d’autres quartiers. Les élèves se retrouvent alors entassés dans des classes surchargées, parfois à double niveau, ce qui réduit drastiquement le temps et l’attention que l’enseignant peut consacrer à chacun.
Ces fermetures témoignent d’une logique purement comptable qui ne tient aucunement compte des besoins réels des enfants et des familles.
Les conséquences sont pourtant bien concrètes. Des classes surchargées, parfois à double ou triple niveau. Des temps de transport scolaire allongés pour les enfants les plus jeunes. Des parents contraints de revoir leur organisation quotidienne.
L’école est bien plus qu’un lieu d’apprentissage. Elle est souvent, dans certaines zones rurales, le dernier service public de proximité. Lorsqu’une classe ferme, c’est l’attractivité de la commune qui recule. Moins de familles s’installent, les services s’éloignent, la vie locale s’appauvrit. C’est un cercle vicieux que nous connaissons trop bien.
Tout est une question de choix politique :
Ces fermetures ne sont pas une fatalité. Elles sont le résultat de choix politiques nationaux. Les Communistes ont produit un plan d’urgence pour l’école avec des propositions concrètes pour redonner un nouveau souffle à notre système éducatif.
Cela se traduit par des propositions pour en finir avec le manque de personnels. 30 000 recrutements sont nécessaires, avec en outre le recrutement des listes complémentaires et la titularisation de contractuels exerçant depuis plusieurs années. Nous visons un haut niveau de formation sur les contenus d’enseignement et aussi en matière de pédagogie, de compréhension de la difficulté scolaire, des inégalités sociales de réussites scolaires, et de gestes professionnels, didactiques et techniques.
Nous proposons également la revalorisation salariale de tous les métiers de l’éducation, la titularisation et le retour au statut de fonctionnaire comme porte d’entrée dans le métier.
. abandon de Parcoursup,
. retour à un diplôme national du bac, avec des épreuves communes et l’accès au cursus universitaire de son choix pour tous les bacheliers,
. recruter 10 000 enseignants chercheurs pour accueillir tous les étudiants,
. engager un grand plan de construction et de rénovation des établissements scolaires en lien avec les collectivités.
Il s’agit bien de transformer l’école publique pour qu’elle puisse accomplir ses missions !
© 2026 - La Dépêche de l’Aube
Création : Agence MNKY