

Conseil municipal de Romilly-sur-Seine
D’entrée de jeu, il a tenu, au nom des élus de gauche, à protester vivement, une fois de plus, pour dénoncer le mépris quant au bon fonctionnement démocratique du Conseil municipal qui ne s’est pas réuni depuis le mois de juin.
Pas étonnant dans ces conditions que l’ordre du jour contienne 71 questions, dont un dossier de 1500 pages dont 500 rien que pour celui de l’eau alors que les élus de la majorité en débattent depuis des semaines.
Sur le dossier de l’eau
Fethi Cheikh a d’abord exprimé son étonnement concernant ce dossier de 500 pages qui, à aucun moment, ne fait référence à l’eau marron alors que pourtant cela préoccupe grandement les usagers. Il a aussi rafraîchi quelques mémoires en rappelant que les élus de son groupe ont été les seuls à avoir voté contre les augmentations tarifaires, les seuls à avoir refusé le renouvellement du contrat avec Véolia pour douze ans et enfin les seuls à alerter sur les limites de la délégation aux entreprises privées.
Aujourd’hui il s’agit de répondre à une double préoccupation des usagers : régler définitivement le problème de l’eau marron en mettant tout en oeuvre afin que cela ne coûte rien.
Pour les élus de gauche, ce dossier doit être traité avec sérieux et de manière responsable « À quelques mois des élections municipales nous ne transformerons pas ce dossier en sujet électoraliste » a-t-il précisé.
Les usagers qui ne sont pas responsables n’ont pas à en subir les conséquences
Fethi Cheikh a déclaré « Les Romillons n’ont pas choisi les contrats, ils n’ont pas signé les délégations, ils ne doivent pas en payer le prix ». Il a également demandé « la distribution d’eau potable sans restriction à chaque fois que nécessaire, la participation financière aux travaux jugés utiles », en exigeant de Veolia qu'elle prenne aussi sa part, en effet, gestionnaire de l’eau et de l’assainissement depuis 2009, il est tout de même incroyable que cette entreprise découvre seulement aujourd’hui que les canalisations sont encrassées par le dépôt de fer et de manganèse !
Des révélations qui ont fait mouche
Fethi Cheikh très offensif n’a pas hésité à mettre sur la table du Conseil municipal des sujets qui visiblement ont mis le maire Éric Vuillemin dans l’embarras. Par exemple :
- La station de défferisation, censée protéger nos canalisations et nos robinets n’a jamais été déclarée à la Préfecture.
- La non mise en concurrence d’importants travaux d’investissements réalisés par la ville sur le réseau et confiés à Véolia
- La suppression de 155000 euros de pénalités que Véolia devait à la ville pour non-respect des engagements pris.
Voilà ou nous en sommes après 16 ans de gestion de l’eau et de l’assainissement par une entreprise privée du CAC 40. Gestion que, pour rappel, la mairie a choisi de confier au privé.
Une telle situation justifie pleinement la demande des élus de gauche de mettre sérieusement à l’étude le retour à une gestion publique de ce bien commun qu’est l’eau. L’eau ne peut pas être un produit financier pour le versement de dividendes aux actionnaires.
DANS L’IMMÉDIAT LES ÉLUS DE GAUCHE ONT DEMANDÉ :
♦ Un plan d’investissement crédible, chiffré et public.
♦ Une remise à plat du contrat, de ses obligations et de son contrôle
♦ Une transparence totale sur les causes et les délais de résolution de l’eau marron.
♦ Et surtout une protection financière des usagers qui n’ont aucune responsabilité dans cette situation comme l’a très bien rappelé Fethi Cheikh.
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