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Même si le sujet n’est plus au centre médiatique, le soutien au peuple palestinien est toujours aussi indispensable. Le plan Trump, comme on le pressentait, n’a rien réglé. Présenté comme un plan de paix, cette initiative du président américain n’en est pas un.
Nous l’avons déjà abordé dans nos colonnes, ce plan ne favorise qu’une des deux parties : Israël. Il n’a pas de calendrier d’application et d’ailleurs la deuxième phase, à savoir le retrait des troupes israéliennes, n’est toujours pas mise en application.
La France tente de se faire passer pour leader de paix en recevant Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. Cette visite a eu lieu le 11 novembre, date symbolique puisque ce même jour 21 ans plus tôt, Yasser Arafat, leader palestinien historique, nous quittait à quelques kilomètres de Paris.
Emmanuel Macron a rappelé la position historique de la France quant à la reconnaissance de la Palestine, on peut s’en féliciter il est vrai, néanmoins elle ne masque pas ni le retard au niveau européen ni le soutien de la quasi-totalité des leaders de l’UE à la mascarade du plan Trump.
Il y a pourtant urgence à agir et quand on parle d’agir on parle d’acter une reconnaissance véritable de la Palestine en tant qu’État mais également de se mobiliser pour le respect du droit international que le gouvernement israélien piétine depuis des années. Outre Gaza, où la situation est désespérée, en Cisjordanie c’est également catastrophique : la colonisation s’accélère et les violences envers les Palestiniens également.
La politique coloniale mais aussi le racisme n’a de cesse d’augmenter en Israël, la preuve en est la dernière loi sur « la peine de mort pour les terroristes » votée à la Knesset (le parlement israélien). L’élue qui a présenté la loi ce lundi 11 novembre, la députée d’extrême droite Limor Son Har Melech, a estimé qu’il « n’existe pas de terroriste juif », désignant les Palestiniens comme seules cibles de ce texte. La députée a rédigé une note accompagnant le vote « Il est proposé qu’un terroriste reconnu coupable de meurtre motivé par le racisme ou la haine envers le public, et dans des circonstances où l’acte a été commis dans l’intention de nuire à l’État d’Israël… soit condamné à la peine de mort obligatoire. ».
Apparaît un premier élément fondamental : la nature « obligatoire » de la peine de mort. Qu’importe le positionnement d’un tribunal, ce dernier n’aurait aucune marge de manoeuvre afin d’éviter que l’on ôte la vie à un prisonnier. Les Palestiniens seront les principales victimes de la peine de mort. Leur chance d’y échapper pourrait, quant à elle, s’avérer inexistante puisque la proposition de loi propose que la peine de mort soit prononcée par une majorité de juges, mais surtout que la sentence ne puisse être commuée, privant les condamnés de leur droit d’appel.
Une atteinte pure et simple aux droits de l’homme que la France ne devra en aucun cas laisser passer.
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