
Historique parce que c’était la 90e édition, l’Humanité et sa fête sont riches déjà de leur histoire et de leur longévité, c’est un exploit dans cette société capitaliste mortifère.Historique aussi par la participation : 610 000 personnes !Un record ! Pour la première fois depuis des années la billetterie était fermée le samedi après midi.
Un record d’affluence dans un contexte politique difficile
Cette affluence record est également un signal politique fort. La Fête de l’Humanité est boudée des grands médias et malgré cela elle arrive à faire déplacer des centaines de milliers de personnes et pas sur n’importe quelle base : sur des bases politiques.
Parce qu’en effet, l’Humanité est un journal communiste, et la Fête de l’Humanité n’est pas un festival mais bien une fête populaire où l’on fait de la politique. Force est de constater que ce sont pas seulement les concerts qui attirent la population, les différents débats ont également fait le plein et il fallait jouer des coudes pour assister aux échanges lors des grands temps forts de la fête à l’Agora.
Qu’un événement comme la Fête de l’Humanité fasse carton plein dans un contexte politique si compliqué prouve bien que malgré la morosité ambiante il y a vraiment un véritable espoir de changement qui anime une grande partie de la population.
La Fête était bel et bien le temps fort de la rentrée politique, tous les sujets de l’actualité y ont été traités et toutes les grandes problématiques nationales et internationales également.

On peut citer par exemple la rencontre avec Sophie Binet autour de la rentrée sociale, la rencontre des forces de gauche autour de la rentée politique, le débat sur « quelle industrialisation de la France ? » avec l’ancien PDG d’Airbus et le député communiste Julien Brugerolles, mais aussi les questions écologiques présentées comme le combat du siècle.
La question de la Paix a également été au centre de la Fête, citons notamment la Palestine avec un échange et une rencontre avec l’ambassadrice de Palestine Hala Abou Hassira ou encore la présence de dirigeants de l’OLP sur le stand national du PCF.
Fabien Roussel a également tenu un débat avec le grand patron Michel Edouard Leclerc afin de le pousser dans ses contradictions.
Un stand de l’Aube qui lui aussi a fait le plein !
L’Auberge Champenoise, désormais institution sur la Fête, a fait peau neuve cette année, la traditionnelle choucroute a été adaptée pour répondre à un format restauration rapide plus adéquat à l’emplacement en face de la scène Zebrock-Nina Simone. L’idée était de réussir à allier modernité tout en conservant une identité : le défi a été relevé !
La traditionnelle poêlée auboise a elle aussi été victime de son succès, et la restauration rapide adaptée à l’esprit aubois comme le Hot Dog à la choucroute a elle aussi trouvé son public.
Une cinquantaine de militante et militants ont donné de leur temps pendant les trois jours de fête mais aussi pendant une semaine complète pour certains d’entre elles et eux. Nous leur adressons un immense merci puisque, dans l’Aube mais aussi pour l’ensemble de la Fête, rien ne pourrait avoir lieu sans les militantes et militants qui donnent de leur temps !
La dépêche de l’Aube était évidemment, elle aussi, présente et a organisé une exposition sur la sécurité sociale et un échange autour de celle ci sur le stand, dont vous aurez tous les détails dans l’article ci dessous.
Pour résumer, cette 90ème édition restera gravée dans les mémoires ! Vivement l’année prochaine que revienne notre Fête belle et rebelle !

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