
Le mois de septembre s’annonce brûlant ! Les annonces de Bayrou de début juillet avaient déjà mis le feu aux poudres, à juste titre, parce que toujours les mêmes recettes : sabrer les services publics, nous demander à toutes et tous de travailler plus en gagnant moins et sans jamais s’en prendre aux ultras riches ! En cette rentrée, il persiste et signe ! Selon lui nous n’avons pas le choix, le pays frôle la banqueroute donc vite on demande au peuple de payer la facture.
Avec grandiloquence il nous annonce qu’il prend des décisions courageuses et qu’il sollicitera la confiance des députés le 8 septembre prochain. Il est donc désormais assis sur un siège éjectable et fait le tour des plateaux télé pour expliquer à quel point il est l’homme de la situation.
La dissolution est donc désormais dans toutes les têtes face à des choix irresponsables de celles et ceux qui nous gouvernent.
Rappelons-nous l’année dernière, Macron a fait ce choix de pompier pyromane en dissolvant l’Assemblée, ses arguments étaient « donner la parole aux Français et leur laisser le choix ». Mais qu’a-t-il fait de ce choix ? Ce choix qui ne lui convenait pas puisque le peuple a placé la gauche en tête à l’issue des dernières législatives. Il l’a donc piétiné, bafoué en refusant de nommer un premier ministre de gauche. On voit le résultat aujourd’hui.
La colère gronde partout dans le pays, le ras-le-bol est là. Ce contexte mondial et national inquiète chacune et chacun à juste titre : la peur du lendemain et le souci pour les générations à venir sont une réalité palpable et quotidienne. Cependant, nous sommes aujourd'hui des millions de citoyens, engagés ou pas, à aspirer à changer la vie, des millions à vouloir que nos fins de mois riment avec autre chose que privations.
Faisons grandir dès à présent les luttes pour les salaires et pour l’emploi dans l’industrie et les services publics. Le Parti communiste, la gauche toute entière, doivent se fixer l’objectif de retrouver la confiance d’une majorité de citoyennes et de citoyens en répondant à leurs difficultés du quotidien comme à leurs aspirations à voir leurs vies changer profondément.
C’est avec l’ensemble du monde du travail, en lui permettant de redevenir acteur de son destin, qu’il s’agit de rassembler le plus largement et d’écrire un pacte national pour un autre avenir de la France.
Les communistes aubois, comme partout en France, seront présents et seront acteurs de toutes les mobilisations contre le budget Bayrou et plus largement contre toute cette politique libérale mortifère.
Nous avons un nouveau projet de société à porter.
Nous serons dans la rue le 10 septembre sur les mots d’ordre que je viens d’évoquer et évidemment le 18 septembre auprès de l’intersyndicale !
La Fête de l’Humanité sera, elle aussi, un grand événement de la rentrée sociale à ne pas manquer.
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