
Les 6 et 9 août 1945 à Hiroshima et Nagasaki, Harry Truman 33ème Président des États-Unis depuis quelques mois n’hésitait pas à faire le choix du pire pour démontrer « sa suprématie avant-gardiste » face à l’URSS.
250 000 japonais atrocement exterminés et plus de 300 000 irradiés : une folie meurtrière alors que le Japon était exsangue et que l’URSS connaissait déjà l’existence de l’arme nucléaire et ses effets dévastateurs et génocidaires ; en fait une apocalypse inutile en prélude à la guerre froide.
80 ans plus tard c’est Donald Trump qui menace à son tour l’humanité toute entière : menaces militaires, menaces économiques et commerciales, menaces colonialistes, menaces liberticides et dictatoriales, infâmes marchandages. Ce maître chanteur pervers serait-il fou ? Cette question, de nombreux professionnels de la santé mentale se la posent : narcissisme, arrogance, instabilité, dangerosité ? Les symptômes d’un déséquilibre sont manifestes. Mais réduire Trump à cette nébuleuse n’est-ce pas occulter sa véritable nature et dépolitiser des actions qui en réalité s’inscrivent dans une stratégie délibérée d’optimisation et de protection de l’impérialisme.
La véritable fureur de Trump se nomme Impérialisme, politique soutenue par de nombreux dirigeants européens dont la France. « L’impérialisme stade suprême du capitalisme … système universel d’oppression coloniale et d’asphyxie financière de l’immense majorité de la population du globe par une poignée de rapaces, de brigands financiers … Parasitisme et putréfaction du capitalisme caractérisent le stade suprême du capitalisme, c’est-à-dire l’impérialisme. » C’est en 1920 que Lénine définissait ainsi ce système néfaste à l’émancipation au progrès de l’Humanité et à la Paix. Et Lénine d’ajouter : « L’impérialisme est le prélude de la Révolution sociale. »
« L’État opprime et la Loi triche. L’impôt saigne le malheureux ; nul devoir ne s’impose au riche, le droit du pauvre est un mot creux. Foule esclave, debout ! debout ! Groupons-nous et demain, L’Internationale sera le genre humain. » Elles sont actuelles, elles sont d’avenir, elles sont intemporelles ces bien belles paroles de L’Internationale.
DOMINIQUE ET JEAN-MARIE GEORGES
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