GAZA EN URGENCE ABSOLUE

GAZA EN URGENCE ABSOLUE

13 mai 2025
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Palestine

Netanyahou se surpasse dans l’horreur. Tel Aviv a confirmé il y a quelques jours le rappel massif de réservistes dans le cadre d’une intensification des opérations militaires sur Gaza et de la mise en place du plan de déplacement massif de la population. Le tout sous les yeux de la communauté internationale sans réaction.

L’horreur redouble à Gaza

En plus des bombardements incessants qu’ils subissent depuis que le premier ministre israélien a décidé de piétiner l’accord de cessez-le-feu, les Gazaouis meurent désormais de faim. En effet, le gouvernement d’extrême droite israélien a mis en place un blocus de l’aide humanitaire depuis le 2 mars dernier.

La situation est catastrophique, la population s’entretue pour de l’eau et n’a désormais quasiment plus rien à manger. L’ONU a d’ailleurs dénoncé l’utilisation de la famine par Israël comme arme de guerre. D’après la Croix rouge la situation humanitaire est au bord de l’effondrement, chaque jour qui passe, les cas d’émaciation sévère augmentent. Le taux de malnutrition chez les enfants a ainsi bondi de « 172 % au premier trimestre de 2025 » par rapport à la même période l’an dernier.

Pour couronner le tout, vendredi 2 mai un bateau de l’ONG La flottille de la liberté transportant des vivres pour les Gazaouis a été attaqué par des drones israéliens.

La politique guerrière de Netanyahou soutenue par Trump

Le 4 mai dernier, Netanyahou a donc confirmé son plan de déplacement massif de la population et sa volonté de conquête du territoire en expliquant qu’il compte « promouvoir le plan Trump » (qui souhaite faire de Gaza une riviera). « C’était la recommandation du chef d’état-major, pour détruire le Hamas. Il pense que cela nous aidera à libérer les otages, et je suis d’accord avec lui », a déclaré Benyamin Netanyahou précisant que ses troupes occuperaient le territoire et que la population gazaouie serait déplacée vers le sud.

Le gouvernement israélien a aussi annoncé la création d’une fondation internationale qui gérerait l’arrivée des vivres humanitaire sur Gaza afin que le Hamas « ne puisse pas en avoir le contrôle ». C’est comme cela que Netanyahou justifie le blocus humanitaire : empêcher tout contrôle du Hamas, tant pis si la population meurt affamée.

Par ailleurs, les Houtis du Yémen ont bombardé l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv et appellent la communauté internationale à suspendre leurs vols vers cette destination. Ce sont les États-Unis qui ont riposté avec une dizaine de frappes sur Sanaa, la capitale du Yémen.

Netanyahou s’enfonce donc toujours plus dans sa politique guerrière et génocidaire malgré les oppositions du peuple israélien qui manifeste chaque semaine pour l’arrêt de la guerre et le retour des otages. 70 % des Israéliens - d’après le Forum des familles - dénoncent le « danger de mort » que fait peser sur les otages le plan de « conquête » de la bande de Gaza.

La communauté internationale amorphe

Cette situation catastrophique avec plus de 2 millions de personnes enfermées sans eau ni nourriture, ne déclenche malheureusement pas l’indignation internationale que l’on pourrait attendre. Visiblement les intérêts économiques avec les États-Unis priment sur la condamnation des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Rappelons tout de même que Benyamin Netanyahou est sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et pourtant il continue ses entreprises meurtrières en toute impunité.

Les réactions internationales et notamment celle de la France en ce qui nous concerne deviennent urgentes : la simple indignation ne suffit plus.
Malheureusement on ne peut qu’être pessimiste quand la préoccupation principale du gouvernement français sur le sujet est de demander la dissolution de l’organisation « Urgence Palestine »

Emmanuel Macron a déclaré il y a quelques semaines que la reconnaissance de l’État de Palestine par la France « pourrait » avoir lieu en juin. Mais qu’attend-il de plus pour agir ? L’urgence est là, la France doit prendre ses responsabilités.

En plus de la reconnaissance de l’État, le président français doit agir pour débloquer l’arrivée de l’aide humanitaire et exiger que des sanctions soient prises à l’échelle européenne contre le gouvernement d’extrême droite israélien.

Dans l’Aube, le collectif pour la paix, dont le PCF est membre, continue à se mobiliser pour le cessez-le-feu et en solidarité avec le peuple palestinien. Une manifestation a eu lieu à Troyes le 26 avril et une autre se tiendra le vendredi 16 mai à 18h place Jean Jaurès à Troyes.

 

 

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