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Lors de la manif du 31 janvier 2023 contre la réforme Macron

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27 mars 2025
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Conclave sur les retraites

La sortie dominicale de Bayrou fait un tollé, à juste titre puisque ce dernier a expliqué que le retour à l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans était exclu. Il avait pourtant affirmé il y a quelques semaines que rien ne serait « tabou » dans le débat sur les retraites dans le fameux conclave.

Un revirement qui en dit long

Il y a à peine deux mois, le premier ministre avait déclaré qu’il n’y aurait « ni totem ni tabou » dans les discussions du « conclave » selon ses propres mots, concernant les retraites. Mais en réalité, force est de constater que ces fameuses négociations sont fantoches et n’ont servi qu’à faire avaler la pilule du budget et tenter de calmer la grogne.

De toute manière personne ne peut jouer les étonnés, le budget libéral proposé par Bayrou donnait déjà une idée de ce qu’il porterait sur les retraites. Néanmoins, cela montre encore une fois la vision de la démocratie qu’a notre gouvernement et par la même celle du président de la République.

Lors de son entretien sur France Inter dimanche dernier, le premier ministre a balayé d’un revers de main la question du retour à soixante-deux ans, faisant fi du calendrier des rencontres de négociation avec les syndicats. Ce qui, du côté de ces derniers, a du mal à passer.

La situation internationale comme argument

Le pire étant que l’argument avancé par le premier ministre dans sa volte-face se résume à la situation internationale qui, trop instable et marquée par la guerre, ne permettrait pas, selon lui, un retour à 62 ans.

Le secrétaire fédéral de la CGT chargé des négociations retraites a réagi immédiatement « c’est absolument scandaleux » a déclaré Denis Gravouil. « une trahison de la parole donnée… qui torpille les discussions en cours » a ajouté le syndicaliste.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF a réagi lui aussi « Au nom de l’économie de guerre, François Bayrou dit “non” au retour à la retraite à 62 ans. Voilà pourquoi nous dénonçons les discours guerriers qui alimentent les conflits et font aussi reculer les droits des travailleurs. Non à l’économie de guerre, oui au progrès social ! »

Il est vrai que l’Europe parle de débloquer 800 milliards et la France 100 milliards d’euros pour la guerre… Alors que pendant ce temps-là, et depuis des années, on demande aux Français de se serrer toujours plus la ceinture, les services publics sont en souffrance, notre système de santé se dégrade.

Depuis une vingtaine d'années, la Drees constate un recul régulier des capacités d'accueil des patients en établissement de santé en séjour continu (plus de 1 jour). L'étude statistique réalisée sur l'année 2023 confirme cette tendance avec une diminution du nombre de lits.

Les dotations aux collectivités territoriales sont elles aussi en baisse alors que paradoxalement on leur demande de plus en plus de remplacer l’État mais sans moyen. C’est en réalité une question de choix politique, Macron et ses différents gouvernements choisissent toujours de faire primer le capital avant l’humain.

Cacophonie au gouvernement

En plus de cela, le gouvernement nous donne à voir un triste spectacle puisque le même jour deux ministres ont dit exactement l’inverse que le premier ministre dans les médias. Le ministre de l’Économie Éric Lombard a déclaré que c’était aux « partenaires sociaux de décider » puis la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a également rétropédalé.

Suite à ce triste spectacle, la CGT a annoncé qu’elle quittait la table de négociations puisque comme l’a déclaré Sophie Binet « Le premier ministre et le patronat ont définitivement enterré ce conclave ».

Ce qui est sûr c’est que François Bayrou choisit bien son timing, puisque plusieurs organisations syndicales de retraités ont appelé à des actions le 20 mars 2025 pour la revalorisation des pensions et le droit à la santé. Lancée dans le cadre de la campagne de la CGT sur « la reconquête de la Sécurité sociale », la journée porte en même temps sur la revendication de l'abrogation de la réforme des retraites. À Troyes un rassemblement a eu lieu jeudi après-midi place de la mairie, une délégation a demandé à être reçue par la députée. Aucun doute que cette sortie renforcera d’autant plus la mobilisation !

 

 

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