
8 Mars - Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Cette année encore, la mobilisation du 8 mars a été une grande réussite. Plus de 120 000 personnes à Paris, un cortège rempli avec une ambiance de feu. Dans l’Aube, 200 personnes, rythmé là aussi par des slogans et des prises de paroles offensives. On peut évidemment se réjouir de cette mobilisation, mais en même temps si on se mobilise cela veut bien dire que le compte n’y est pas et que l’égalité est encore loin.
Les inégalités perdurent
Emplois mal rémunérés et dévalorisés, temps partiels imposés, difficile conciliation de la vie professionnelle et familiale, manque de structures de garde : le salaire des femmes reste inférieur d’un quart à celui des hommes, leur retraite de 40%.
Cette journée fut l'occasion de porter fortement l'exigence de l'abrogation de la réforme des retraites. L'égalité salariale entre les femmes et les hommes, pourvoyeuse de près de 10 milliards d’euros de cotisations supplémentaires, permettrait de non seulement de financer l’abrogation de la réforme des retraites mais de contribuer au financement d'un droit à la retraite à 60 ans à taux plein à taux plein avec une pension à 75% du revenu net d’activité.
Premières employées et usagères des services publics, les femmes compensent les carences de l’État auprès des enfants, des personnes âgées ou en situation de handicap, au détriment de leur travail et de leur santé. En détruisant volontairement les services publics, les politiques libérales ont dégradé la vie des femmes. À plus de 80%, elles assument seules la responsabilité des familles monoparentales, dont près de la moitié, en plus d’être stigmatisées, vivent sous le seuil de pauvreté. Dans notre département il y a d’ailleurs 26% de familles monoparentales. Selon l’INSEE, en 2021, les personnes seules représentent 55,5% des ménages troyens dont 29,4% sont des femmes. Cette proportion est en augmentation par rapport à 2010. (48,9% et 28,2%), 49% des familles avec enfants sont monoparentales. (83% sont des femmes).
Le droit à la santé des femmes n’est lui non plus pas assuré ! Beaucoup de dosages de médicaments sont étudiés pour l’homme et entraînent donc des risques pour la santé des femmes. Sans oublier les maladies féminines comme l’endométriose ou encore le cancer du sein mal pris en charge.

Mais la mobilisation peut changer la donne !
Les communistes ont fait voter une loi historique sur le cancer du sein qui est une grande avancée pour le droit des femmes : l’adoption de cette proposition de loi permettra la prise en charge, totale, du renouvellement des prothèses mammaires ; le remboursement de plusieurs actes de chirurgie réparatrice aujourd’hui non pris en charge ; celui de sous-vêtements adaptés au port des prothèses amovibles ; la mise en place d’un forfait de 180 euros permettant de financer des soins psychologiques, des séances de nutrition ou des séances d’activités physiques adaptées… Une avancée majeure !
Au cours de l’Histoire, la participation des femmes est déterminante dans les domaines culturels, scientifiques et artistiques. Pourtant, elles sont ignorées dans la mémoire collective. Nous devons leur rendre la place qui leur est due. Cela passe entre autre par les noms de rue, à Troyes par exemple il n’y a que trop peu de noms de rue féminins !

Le féminisme, le combat pour l’égalité fait partie de l’ADN des communistes. Nous nous battons localement, comme nationalement pour l’égalité femmes hommes.
Les femmes représentent plus de 50 % de la population troyenne. Notre élue, Anna Zajac, a obtenu la mise en place sur le territoire de la ville des distributeurs de protections hygiéniques gratuites pour toutes les femmes qui en ont besoin dans des lieux accessibles au public CMAS, maison de quartier pour lutter concrètement contre la préconisation menstruelle. Rappelons aussi que le RN en plus d’être l’ennemi de l’ensemble des travailleuses et travailleurs de ce pays est l’ennemi des femmes !
Les eurodéputés RN n’ont pas voté en faveur de la formation contre le harcèlement au sein même des institutions de l’UE, sous prétexte que « la quasi-totalité des hommes ont un comportement approprié à l’égard des femmes ». Ils ont également voté contre la résolution qui condamne l’interdiction de l’avortement en Pologne. À l’Assemblée nationale, le RN n’a pas voté en 2021 la loi Rixain sur l’égalité professionnelle.
C’est bien la gauche et en particulier les communistes qui se battent depuis toujours pour l’égalité et le chemin est encore long.
Les communistes veulent changer profondément cette société et cela passe aussi par la révolution féministe !
© 2026 - La Dépêche de l’Aube
Création : Agence MNKY