UNE FEUILLE DE PAPIER À CIGARETTE

UNE FEUILLE DE PAPIER À CIGARETTE

9 août 2024
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Une femme candidate dans une élection de premier plan, ne boudons pas notre plaisir. Alors que pour la présidentielle américaine étaient en lice deux rosses blanchies sous le harnais et que le suspens était de guetter les « sorties de route », Kamala Harris, vice-présidente, dite tantôt trop effacée, tantôt trop extravertie, plonge dans la mêlée. La « Kamalamania » ne submergera pas tout l’électorat américain. Dans un pays aussi clivé que les États-Unis, l’enjeu est de rallier 2% des votantes et votants. Le reste est déjà acquis, quelle que soit la campagne, le profil du ou de la candidate, ou la scénographie des événements. Mais une élection se joue aussi sur l’opposition des symboles. Ils ont parfois autant de poids que les actes ou les programmes. D’un côté, Trump, perruquard octogénaire, blanc, survivant d’une tentative d’assassinat, l’appendice auditif sous un pansement, avec des partisans qui arborent la même « médaille de guerre » en signe de ralliement. On est loin du bonnet phrygien ! De l’autre, Kamala Harris, d’origine indienne par sa mère et jamaïcaine par son père, pétulante au point qu’elle réussit à se faire traiter de « sale gosse » à presque 60 ans - un compliment passé la vingtaine -, le cocotier pour totem et le vert comme couleur.

Côté républicain, un discours belliciste, misogyne compulsif, qui menace en permanence les garde-fous démocratiques. Côté démocrate, la promesse d'une politique respectueuse des gens, des femmes en particulier, et de l’environnement. Quel que soit le résultat, le pragmatisme d'un système, que l'une et l'autre bichonnent, tuera dans l’oeuf bien des promesses. Pour de nombreux Américains comme pour le reste du monde, la terre continuera à mal tourner, tant leur différence politique a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette. « Et la lueur sanguine des fusées, les bombes explosant dans les airs / Nous apportaient la  preuve que malgré cette nuit, notre drapeau flottait toujours... »*

* Paroles de l'hymne américain, « La bannière étoilée » (The Star-Spangled Banner).

 

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