REPRENONS LA MAIN EN FRANCE ET EN EUROPE POUR BÂTIR L’AVENIR !

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31 mai 2024
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Dernière ligne droite de campagne - Interview de Léon Deffontaines

Faire 5% pour la liste « Gauche Unie pour le monde du travail » signifie envoyer 5 député·es de gauche au parlement européen. Ce seront des députés qui vous ressemblent issus du monde du travail et qui défendront les travailleuses et travailleurs en France et en Europe. C’est un scrutin à la proportionnelle en un seul tour, il n’y a pas de vote utile, tous les député·e·s de gauche qui seront élu·e·s, ce seront des député·e·s en moins pour l’extrême droite. Les enjeux sont énormes et c’est possible de changer la donne ! Dans cet entretien exclusif Léon Deffontaines revient sur les enjeux clef de la campagne. Il reste encore quelques jours pour convaincre le plus largement possible !

Entretien réalisé par Camille Lainé

La Dépêche de l’Aube : Qu’est ce qui démarque la liste « Gauche Unie pour le monde du travail » des autres listes de gauche ?

Léon Deffontaines : Nous nous engageons pour défendre le monde du travail et la souveraineté de la France.
Nous voulons rebâtir une France productive, en développant une nouvelle industrie et notre agriculture, en combattant tous les accords de libre-échange et en refusant tout élargissement de l’UE.

Nous sommes d'ailleurs la seule liste à s'être opposée à l'ensemble des traités libéraux européens. Ce point-là nous différencie complètement des autres listes de gauche puisque certains ont expliqué en leur temps que Maastricht était un « bon compromis de gauche ». Nous les communistes avons toujours été clairs et cohérents sur le sujet.

Nous nous engageons aussi pour une écologie populaire en proposant un mix énergétique nucléaire renouvelable et un programme de grands travaux utiles. Nous sommes enfin la gauche de la paix et de la sécurité en Europe, fidèle au projet historique d'union des peuples européens.

LDA : Votre slogan c’est « reprendre la main en Europe » en quoi cela consiste t-il ?

Léon Deffontaines : Reprendre la main, c’est d’abord remettre en cause les traités libéraux et le pacte budgétaire qui limite l’endettement et les capacités d’investissement. Allons ponctionner l’argent là où il est, dans les dividendes records. Cela signifie lutter contre les paradis fiscaux, dans l’Union européenne elle-même, par une harmonisation fiscale. Cette Union européenne du capital permet sur son propre territoire d’avoir des pays où l’on peut avoir une boîte aux lettres et échapper ainsi à la fiscalité de son État. C'est le comble ! Là se trouvent les capacités d’investissement.

Il faut aussi reprendre la main sur les décisions qui sont prises. Il convient donc de reprendre la main sur le capital européen et de permettre aux citoyens d’avoir leur mot à dire sur son utilisation.

LDA : Suite à la mobilisation des agriculteurs il y a quelques semaines, quelles sont les positions que vous porterez en tant qu’élu à Bruxelles pour le monde agricole ?

Léon Déffontaines : En France et en Europe, les agriculteurs lancent un cri d’alarme : « On veut nourrir, pas mourir ». En 10 ans, 100 000 exploitations ont fermé. Et parmi les exploitations restantes, une sur deux risque la disparition du simple fait des départs en retraite. Quant aux revenus, ils s’effondrent. Protégeons nos agriculteurs face à l’ouverture des marchés agricoles et engageons une refonte de la PAC.

Cette refonte doit s’appuyer sur deux piliers fondamentaux : souveraineté alimentaire et impératif environnemental. Ils peuvent paraître contradictoires, mais sont plutôt à mettre en parallèle. Si on interdit quelque chose à nos agriculteurs, ils vont perdre en revenu, mais aussi en productivité. Ce qui aura pour conséquence l’importation de l’autre bout de la planète ce qu’on est incapable de produire.

LDA : Le PCF a sorti un plan climat cette année, quels sont vos propositions sur les questions écologiques ?

Léon Deffontaines : Nous proposons que la France incite l’UE à se fixer des objectifs portant sur l’empreinte carbone, et pas seulement sur les émissions territoriales ou la neutralité carbone en 2050. Cela suppose une relocalisation de son industrie et l’arrêt des processus d’externalisation de toutes les nuisances sur les autres continents. Une nouvelle industrialisation sociale et écologique est donc essentielle. Elle devra permettre de fournir des produits sains, accessibles, durables dans des conditions dignes pour les travailleuses et travailleurs. Elle se fera par la relocalisation des productions, la réappropriation publique de filières stratégiques, la transition énergétique et développera l’économie circulaire, les circuits courts. Les aides publiques aux industries seront conditionnées à des critères sociaux et écologiques. Nous militons pour étendre au nucléaire toutes les politiques de taxonomie verte.

Cette dernière est encore réservée aux énergies renouvelables. Elle doit inclure la possibilité de produire de l’hydrogène vert avec le nucléaire : la France pourra alors jouer un rôle important en produisant une partie de l’hydrogène décarboné nécessaire au niveau continental.

Nous préconisons un droit à l’énergie garanti pour tous et toutes, en renforçant les coopérations européennes.

Nous défendons le maintien d’une filière publique allant de la production à la distribution et à la commercialisation de l’énergie. Nous militons en faveur d’une action diplomatique ambitieuse sur le climat.

LDA : La réindustrialisation est également un enjeu phare de votre campagne, dans l’Aube, nous avons subis nombre de délocalisations, pouvez-vous revenir sur les propositions que vous portez à ce sujet ?

Léon Deffontaines : De la BCE jusqu’à ce qui relève du Parlement européen, il est nécessaire d’arrêter la fuite de l’industrie européenne vers d’autres pays du monde. Il faut investir dans de nouvelles coopérations industrielles, comme on l’a fait avec Airbus.

Il convient aussi d’arrêter les traités de libre-échange avec des pays où les conditions sociales et écologiques sont moins bonnes, comme ceux du MERCOSUR ou la Nouvelle-Zélande.

Pour la France, c’est aussi avoir la capacité de produire de l’énergie à bas coût en sortant du marché spéculatif qui conduit à l’indexation sur le prix du gaz allemand et qui est un frein aux investissements industriels.

LDA : L’extrême droite atteint des sommets dans les sondages, le tout en essayant d’afficher un faux vernis social, que diriez-vous aux électeurs qui seraient tentés de voter pour eux ?

Léon Deffontaines : L’extrême droite est à presque 40% toutes listes confondues. Ajoutons à cela la multiplication des actes violents envers les associations LGBT, les musulmans, les juifs, les communistes et depuis le mois de novembre, la manifestation au grand jour de groupes violents affichant la volonté de mener des ratonnades.

Parlons-en du Rassemblement national de M Bardella, cet usurpateur de misère, qui vote avec le gouvernement contre toutes les propositions favorables aux Françaises et aux Français. À celles et ceux qui disent que nous n’avons pas encore essayé le RN je leur réponds que si ! Nous sommes en train de les essayer et les députés du RN votent systématiquement contre les intérêts des travailleuses et travailleurs de notre pays ! Ils ont voté contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre l’ISF, contre la loi contre les déserts médicaux et enfin contre l’IVG dans la Constitution.

Le RN a le même projet économique qu’Emmanuel Macron, la xénophobie et l’attaque contre les droits des femmes en plus. La réalité, c’est que le RN est le pire ennemi du monde du travail !

La vraie liste qui défend les travailleurs et travailleuses en France c’est la nôtre !

 

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