POUR MARGUERITE : UNE ÉMOUVANTE CÉRÉMONIE

POUR MARGUERITE : UNE ÉMOUVANTE CÉRÉMONIE

28 juillet 2023
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Mémoire - Aube

Pour honorer notre camarade Marguerite BUFFARD-FLAVIEN, une cérémonie était organisée lundi dernier au pied du monument aux morts de Voué. Les élus de la commune et le binôme Bernier-Soucot du Conseil départemental, les drapeaux de l’ADIRP, l’ANACR, l’UFAC et les paras étaient présents ainsi que la presse et Canal 32. Notre Parti, représenté par Jean Pierre Cornevin et de nombreux camarades a offert une plaque qui sera apposée sur le monument aux morts. (1)

Jean Lefèvre a retracé la vie de Marguerite, « sainte laïque tant elle croyait en l’avenir de l’humanité et tant elle en a souffert jusqu’à la mort ».
Marguerite est née dans le Jura en 1912 de parents instituteurs laïcs. Elle fait des études supérieures à l’ENS de Sacres d’où elle sort cacique (1ère de sa promotion). Durant ses études, elle a milité pour la paix et contre le fascisme. En 1935, elle est nommée professeure de philosophie à Colmar où elle adhère au PCF, puis à Caen où elle mène les grèves de 1938 contre les projets de Daladier. Elle subit les foudres de l’administration.

Elle est alors mutée à Troyes en février 1939. Elle y rencontre Jean Flavien, à la fois cultivateur à Voué et dirigeant de la fédération. Il a des responsabilités nationales (section agraire) et écrit la « chronique paysanne » dans La Dépêche. Ils se marient, mais c’est un bonheur de courte durée car la guerre éclate. Jean est mobilisé puis fait prisonnier en Poméranie. Un riche échange de correspondance a permis à l’historien Christian Langeois d’écrire une brillante biographie de Marguerite.

À Troyes, celle-ci soutient le pacte germano-soviétique. Elle est donc condamnée par le décret Sérol à la révocation. Privée de son poste malgré les efforts de sa hiérarchie et de ses collègues, elle préfère travailler en usine puis à la ferme de son mari à Voué. Jusqu’à l’été 42, elle fréquente Paul Langevin en résidence surveillée à Troyes, mais elle est arrêtée en juillet par la Gestapo, enfermée dans différents camps (La Lande, Mérignac).

Elle s’évade fin 1943. On la retrouve dirigeante FTPF à Lyon où elle en dirige le IIème Bureau (renseignements). Trahie, elle est arrêtée et torturée par la milice de Touvier. Le 13 juin, pour ne pas parler sous la torture, elle se jette du 3 ème étage de l’immeuble.

En conclusion, Jean Lefèvre rappela que ces commémorations sont nécessaires aujourd’hui que monte en Europe la poussée des extrêmes-droites dont les idées sont calquées sur celles qui sévissaient dans l’Europe d’avant 1940.

(1) Merci aux généreux donateurs de la souscription.

 

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