QUI A BOMBARDÉ ZAPORIJIA ?

2 septembre 2022
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Au tout début de la guerre de 14, ai-je lu quelque part, nos « pioupious », pantalons et képis rouge garance, veste bleu roi, pour qu’on puisse les bien voir, et de loin, étaient canardés d’Outre-Rhin par des obus usinés chez Schneider au Creusot, et l’ennemi en casques à pointe en recevait de chez Krupp. Retours de part et d’autre à l’expéditeur. Ça n’a pas duré mais les morts et estropiés des deux camps n’ont jamais senti de différence.

Qui a bombardé Zaporijia ? Pas nous, dit Moscou. Pas nous, dit Kiev. On se renvoie les bombes en lobs ou liftées : Roland Garros de l’atome. À en croire Descartes pour qui « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », le coupable serait tout désigné. Mon prof de philo de terminale commentait l’axiome ainsi : « la connerie aussi ». Alors qui ? Doute cartésien.

Macron décrète « la fin de l’abondance et de l’insouciance ». Aucune surprise. C’est la logique de ce que Naomi Klein écrivait en 2013 dans son livre « La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre ». Théorisé en grande partie par Friedman et Von Hayek, le capitalisme, non pas « ultra », mais « hyper »-libéral, tire profit des crises et des désastres, quelles qu’en soient les origines ; du système lui-même, humaines comme la Covid ou catastrophes naturelles, pour mettre en oeuvre ses réformes. L’auteure augurait même que cela pourrait aller jusqu’à la privation d’énergie ou de Sécurité sociale. C’est l’arrière-pensée filigranée de Macron. Les réformes sur le pas de tir en sont la preuve. « Le capitalisme du désastre », c’est la concurrence tout azimut à outrance, ouverte, avec prête-noms ou faux nez, entre trois empires économiques pour prendre seul en main les rênes du système. Qui a bombardé Zaporijia ?

 

PAIN BÉNI

L’occasion fait le larron. Les marchands d’eau s’étaient fait tirer l’oreille pour cesser les coupures et les réductions de débit interdites par la loi Brottes de 2013. Et il fallût même quelques coups de maillets de juges pour la leur faire entrer dans le crâne. Depuis, à Romilly par exemple, ce ne sont que giries sur une “fuite” d’impayés à cause, dit Véolia, de cette satanée loi. Et voilà une sécheresse qui devient pain béni. On suppute ici ou là des « régulations » d’eau. Objection votre Honneur ! « Dura lex sed lex », la loi est dure mais c’est la loi : interdiction des coupures et des restrictions d’eau. - Tel est pris qui croyait nous prendre ! disent les usuriers de l’eau : il faut changer la loi, mieux, l’abroger. Depuis 2013 que ça les turlupine...

 

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