DANGER NUCLÉAIRE

DANGER NUCLÉAIRE

12 août 2022
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C’était il y a soixante dix sept ans et, pourtant, les brûlures des deux bombes nucléaires larguées par les États-Unis sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, sont toujours à vif. Les explosions et leurs suites ont fait des centaines de milliers de morts, mais le vrai bilan reste incalculable.

Les plaies sont encore béantes chez les survivants et les générations suivantes, qui ont eu à souffrir dans leur chair des conséquences de ce carnage froidement vengeur. Les rescapés ont consacré leur vie à combattre la bombe atomique, cet engin de destruction apocalyptique. Puissent-ils vraiment être entendus, à l’heure où la perspective d’un recours à l’arme nucléaire se fait si insistante.

« Nous avons été extraordinairement chanceux jusqu’à présent. Mais la chance n’est pas une stratégie ni un bouclier pour empêcher les tensions géopolitiques de dégénérer en conflit nucléaire », a mis en garde le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de l’ouverture, le 1er août, de la conférence des 191 pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

La guerre en Ukraine et les discours menaçants de Poutine ont fait monter d’un cran le danger. Pour l’heure, l’escalade atomique n’est que verbale, mais aucun passage à l’acte n’est à exclure. Si le président russe s’est complu à raviver de terribles spectres, on aurait tort de circonscrire la renucléarisation des tensions internationales au conflit en Ukraine.

La course aux armements qui alimente aussi les arsenaux nucléaires s’est emballée bien avant que les armes ne parlent à Kiev. À l’occasion de la conférence du TNP, Paris, Washington et Londres exigent de la Russie qu’elle cesse ses chantages bellicistes. Intention louable mais pétrie d’hypocrisie.

La France, si prompte à faire la leçon, est la première à ne pas respecter ses engagements visant à réduire son stock d’armes atomiques, comme le recommande l’article 6 du TNP. Elle refuse d’entendre parler du traité international pour l’interdiction des armes nucléaires, signé par 66 nations. Le salut de l’humanité réside pourtant dans le désarmement. Il n’y a pas d’autre solution, sauf à commettre l’irréparable et revivre, en pire, le cauchemar d’Hiroshima et Nagasaki.

 

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