FÊTE DE LA MUSIQUE ?

1 juillet 2022
Catégorie(s) :

Troyes - Culture

Partout en Irlande, chaque week-end, au Pub, toute la famille est là, les instruments surgissent, chacun participe à l’allant de la musique avec son instrument, puis on danse et si l’ambiance est bonne les musiciens amateurs s’ajoutent et l’on danse plus encore. Au générique de chaque film américain qui se déroule en France, on entend un air d’accordéon, symbole de la joie de vivre de notre pays.

À Troyes, durant la fête de la musique mardi 21 juin, nous avons assisté à un déferlement impressionnant, un monde fou ayant envie de s’amuser, envie d’une soirée heureuse ensemble. À chaque carrefour une musique techno, bruyante, dure, une musique de crise et de colère aucun danseur ou si peu. La musique, qu’on me dit d’aujourd’hui, ne fait-elle plus danser ?
Mais où était donc la fête promise, son orchestre classique, ses airs d’accordéon, de blues, de folk, de jazz, l’envie d’être ensemble, de partager, de danser et s’enlacer ?

Ce fut plutôt un défilé ininterrompu digne de la foire du trône ou chacun ne faisait que passer, les plus jeunes cherchant l’Amour bien sûr… La seule petite exception aperçue, une association faisant danser les enfants au son de tambours africains et sans micros, les parents ravis de cet engouement.

Le lendemain, retour du désert en ville.

Quelques bar établis de longue date au centre-ville s’efforcent pourtant de maintenir le coeur battant de la fête tout au long de l’année, mais sans trop de bruit s’il vous plait et arrêt à 23 heures. La musique vivante, est-elle considérée comme subversive dans notre ville ? Chaque soir la police municipale veille, la jeunesse ne semble plus avoir le droit de s’amuser, de vivre, d’espérer… Dormez en paix braves gens.

Faut-t-il donc attendre les seules manifestations chaperonnées et donc autorisées par la Ville, les autres n’ayant plus le droit de cité.
Certes pour faire la fête, il faut avoir une bonne raison de faire la fête, mais les jours d’antan sont oubliés et les jours heureux ne sont pas encore pour aujourd’hui.

José Alvarez

Partager l'article :

Les dernières actus

UN COMBAT ESSENTIEL POUR L’ÉGALITÉ

Lutte contre les violences faites aux femmes En cette semaine du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la France compte déjà 151 féminicides. Un sombre recul par rapport à...

SI VIS PACEM, PARA PACEM *

Le général Mandon, tout sourire sur France 5, l'homme de La France doit accepter de perdre ses enfants, se présente comme un lanceur d'alerte car les Français doivent se mettre ceci dans la tête :...

PÉTAIN BOUGE ENCORE

Pour certains, le vichysme et le fascisme sont des nostalgies du passé qu’ils prennent pour des références éternelles. Ainsi, l’Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), a organisé une messe «...
1 2 3 503

Vous ne voulez rater aucun numéro de la Dépêche ?

Abonnez-vous, vous recevrez chaque numéro dans votre boîte aux lettres.
Je m'abonne

© 2025 - La Dépêche de l’Aube

Création : Agence MNKY

magnifiercrossmenuchevron-down
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram