TCM NE PREND PAS SA PART… OU SI PEU !

TCM NE PREND PAS SA PART… OU SI PEU !

18 février 2022
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Changement climatique - Aube

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier son 6ème rapport. D’année en année le désastre se confirme. Le changement climatique est en route et certains phénomènes déjà en cours – comme l’élévation continue du niveau de la mer – sont irréversibles. Face à l’incurie des dirigeants mondiaux, les politiques locales sont-elles au niveau de l’enjeu ?

Des réductions fortes et soutenues des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre peuvent encore contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 1,5° d’ici à 2030. La qualité de l’air en bénéficierait rapidement. On compte 50 000 décès prématurés chaque année en France.

C’est peu de dire qu’il y a urgence d’agir ! Les conférences mondiales sur le climat sont désespérantes. La dernière en date, la COP 26 de Glasgow n’a pas échappé à la règle. On se dit que si nous ne sommes pas capables de décider au niveau mondial, nous le pouvons peut-être dans nos pays respectifs.

En France, cette prise de conscience a accouché de textes législatifs imposant aux collectivités territoriales un certain nombre d’engagements comme la Charte de l’environnement adoptée en 2005. Une loi dite constitutionnelle qui dans ses attendus proclame haut et fort [que] « l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ; [que] la diversité biologique, et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles » etc…
Troyes Champagne Métropole qui décide des politiques publiques pour quasiment la moitié du département de l’Aube est tenu dans le cadre de ses compétences de mettre en oeuvre une politique environnementale dite « en faveur du développement durable ».

On pourrait donc s’attendre à ce que le local prenne le contre-pied des grand-messes mondiales et prenne sa part en adoptant des mesures concrètes à la hauteur de l’urgence.

« Il suffit de se promener autour de la ceinture Troyenne pour voir les pavillons pousser comme des champignons. »

Il suffit de lire le rapport annuel de TCM sur le développement durable pour se convaincre du contraire.

Il y a bien quelques mesurettes comme la plateforme de rénovation énergétique ÉcoToit et l’application de court-voiturage Karos. Mais aucun choix politique environnemental structurel apte à envoyer un signal fort à la population et indiquant une ferme volonté de se hisser à la hauteur des enjeux climatiques.

Deux axes centraux dans la lutte contre le réchauffement climatique sont pourtant liés aux compétences de TCM.

Les transports collectifs qui génèrent 30% des émissions de gaz à effet de serre.
On pourrait imaginer, comme dans de nombreuses autres agglomérations, le développement concomitant du nombre de dessertes de bus, leur mise en libre accès et la multiplication des pistes cyclables. Rien de tout cela n’est malheureusement à l’ordre du jour. Du moins au niveau où l’exige la situation. Les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser dans l’agglomération troyenne et il n’y a toujours que 44 km de pistes cyclables sécurisées.

L’aménagement urbain. À cet effet, TCM s’est doté d’un outil, le Plan local de l’Habitat, dont le premier enjeu est clairement annoncé :
« la maîtrise de l’étalement urbain, qui accroît la périurbanisation du territoire. ». Il se conforme ainsi à la loi climat, qui prévoit de diviser par deux sur les dix prochaines années l'artificialisation des sols.

Rien de sensationnel donc, si ce n’est que l’on observe tout le contraire !

Il suffit de se promener autour de la ceinture troyenne pour voir les pavillons pousser comme des champignons. À St-André-les-Vergers par exemple, 52 hectares de terre cultivable vont être artificialisés sans vergogne, détruisant l'écosystème des espèces animales et végétales. En outre, un sol artificialisé n'absorbe plus de CO2 et participe donc à la hausse des températures. Il perd également sa capacité à absorber l'eau de pluie, multipliant ainsi les risques d'inondation. Notons au passage que TCM ne compte toujours que 4 maraîchers bio. Tout est dit.

Il y a donc d’un côté le discours et de l’autre l’action.

On n’est finalement pas très éloigné des dirigeants du monde que l’on accuse à juste raison de laisser brûler la planète.
On peut donc affirmer que TCM ne prend pas sa part dans la lutte climatique, ou si peu. Trop peu.

 

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