LE FAIT DU PRINCE

LE FAIT DU PRINCE

16 juillet 2021
par 
Catégorie(s) :

Ce fait du Prince exprimé de nouveau ce lundi soir avec condescendance nous fait se poser la question de savoir si nous sommes toujours vraiment en démocratie ? Le Président décide seul, annonce seul et convoque le Parlement pour simplement avaliser.

Une fois encore, se révélant incapable de tirer les enseignements de cette crise, il reprend son yoyo, bâton et carotte, en faisant peur, en cherchant à trier les Français, à les diviser entre eux, à les culpabiliser (et notamment les personnels soignants qui ont pourtant déjà tant donné !), à les infantiliser…

À aucun moment il ne remet en cause ses options libérales qui ont conduit la France dans la queue de peloton européenne de la vaccination. La sous-traitance à des sociétés privées comme Doctolib, Keldoc ou encore Maiia est un échec.

La Sécurité Sociale doit enfin pleinement jouer son rôle et reprendre en main l’organisation méthodique de la vaccination en appelant chaque assuré non encore vacciné pour l’aider à prendre rendez-vous. Le taux de vaccination des quartiers populaires est inférieur de 15 points à celuique des quartiers favorisés. C’est le rôle de l’État de combler cette ségrégation par l’argent que pourtant l’annonce du non-remboursement des tests à la rentrée ne fera que renforcer.

Aucune annonce nouvelle sur l’Hôpital n’a été faite ce lundi soir, c’est pourtant une priorité absolue. Le Ségur de la santé est structurellement insuffisant. En Normandie par exemple, alors que les besoins pour l’Hôpital s’élèvent à 1,5 milliards d’euros, seulement 250 millions sont financés par le Gouvernement à l’heure actuelle.

C’est bien parce que le Gouvernement est enfermé dans ses dogmes libéraux que nous nous enfonçons dans la crise : refus de financer l’Hôpital, privatisation de la vaccination, obstination à rallonger l’âge de la retraite…

Mais « en même temps », les profits des grands groupes repartent à la hausse, la bourse se porte à merveille. Les richesses explosent pour quelques-uns… et pour tous les autres ce serait travailler plus pour gagner autant afin de payer la dette ?
La crise impose de rassembler, d’unifier, de convaincre pour s’en sortir tous ensemble. Elle impose d’autres choix pour mieux répartir les richesses et le travail. Pour investir dans nos services publics.

Or ce lundi soir c’était encore et toujours le même refrain : punitions, restrictions, tri sélectif au menu. Stop !

Partager l'article :

Les dernières actus

MON LOGIS EXASPÈRE SES LOCATAIRES

St André-Les-Vergers - quartier Maugout - Ravel Des femmes, beaucoup de femmes exaspérées par les conditions de logement indignes qu’elles subissent parfois depuis des années. Des témoignages poignants de locataires qui n’en peuvent plus de...

24 H SUR LE MÊME BRANCARD !

Santé - hôpitaux Madeleine Riffaud est aveugle. Mais elle voit bien mieux que beaucoup. Dans une lettre bouleversante adressée au directeur de l’AP-HP la résistante de 98 ans, atteinte d’un Covid long, décrit sa prise...

ENVOYEZ-LUI VOS FACTURES !

Des dizaines de milliers de britanniques ont dit qu’ils cesseront le 1er octobre de payer leurs factures de gaz et d’électricité. À cette date, les prix auront quasiment triplé en un an. Les compagnies brandissent...

ALLER EN TRAIN... RETOUR EN BUS !!

Inauguration de l’électrification Paris - Nogent S/Seine Ah l’électrification de la ligne 4 ! Un serpent de mer qui alimente le microcosme politique local depuis trois décennies et qui vient de voir enfin sa concrétisation...
1 2 3 148

Vous ne voulez rater aucun numéro de la Dépêche ?

Abonnez-vous, vous recevrez chaque numéro dans votre boîte aux lettres.
Je m'abonne

© 2022 - La Dépêche de l’Aube

Création : Agence MNKY

magnifiercrossmenuchevron-down
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram