ceux qui prétendent que l’injustice est inévitable oublient qu’elle ne l’est que parce que trop de gens leur ressemblent.”Edmond ROSTAND

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A LA SANTE DE NOS HOPITAUX

jeudi 22 janvier 2009 , 621 : visites

Peu de pays dans le monde se passionnent autant que la France pour le sort de leurs hôpitaux. C’est une exception culturelle qui plonge ses racines loin dans les profondeurs de notre histoire.

De la monarchie à la République. Du sacré au séculier. De l’ignorance à la science. Ceci explique qu’à peine descendu de l’avion qui le ramenait de ce moyen-orient livré aux pires horreurs des violences guerrières, le chef de l’État ait consacré une de ses premières interventions publiques au devenir de l’hôpital. Il n’a rien dit cependant qui aurait pu nous surprendre. Selon le président de la République, les problèmes que rencontre l’hôpital public, les personnels et les malades ne sont pas liés aux moyens mais uniquement à des questions d’organisation. La solution est toute prête. Elle se trouve dans le projet de loi HPST qui doit venir devant le Parlement le mois prochain. Si tout n’est pas une question d’argent, tout est aussi une question d’argent. Nos hôpitaux ont besoin d’être recapitalisés autant, sinon davantage, que réorganisés. La question n’est pas de savoir si chacune de nos trente-six mille communes doit être équipée d’un bloc opératoire ou d’une maternité. Le débat est tout autre. En effet, je voudrais bien que quelqu’un me montre sur une carte quel pays peut garantir à sa population des soins de qualité, c’est-à-dire accessibles, efficaces et sûrs, sans s’appuyer sur un puissant réseau d’hôpitaux publics. Je ne pense pas que ce pays se trouve sur la Terre. Et comme il ne s’agit pas pour le moment de déménager pour une autre galaxie, c’est ici et maintenant qu’il faut défendre, moderniser, réorganiser nos hôpitaux publics sans lesquels il ne peut y avoir de santé de qualité pour tous.

La Mutualité française demande au gouvernement d’assumer les conséquences de la nouvelle taxe

Par la voix d’Eric Woerth, dans Le Parisien daté du 8 janvier 2009, le gouvernement persiste dans son refus d’assumer les conséquences de la nouvelle taxe qu’il a créée sur l’activité des mutuelles. Cette attitude le conduit à avancer sans cesse des arguments erronés sur la réalité de la prise en charge des dépenses de santé par les organismes mutualistes. Sa frénésie à vouloir se justifier l’amène à adopter un comportement bureaucratique à l’égard d’acteurs sanitaires et sociaux qui relèvent du secteur privé.

Les mutuelles disposent effectivement de réserves et c’est indispensable à leur bon fonctionnement. Ces réserves représentent, au maximum, 6 à 8 mois de remboursement de soins pour les adhérents. Une part de ces réserves est obligatoire de par la loi et doit rester en permanence disponible. L’autre part permet aux entreprises mutualistes d’assurer leur développement, d’innover dans le domaine sanitaire et social et éventuellement de faire face à des situations imprévisibles sans que le service à leurs adhérents en soit d’aucune manière affecté. Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif et ces réserves demeurent la propriété de leurs adhérents. Toute action de l’Etat qui vise à s’en approprier une partie se réalise au détriment des cotisants.

Le ministre des Comptes publics devrait sans doute se préoccuper davantage de la situation des comptes sociaux. En l’absence de réforme structurelle, la Sécurité sociale n’a plus les moyens d’éviter, à terme, une augmentation de ses ressources.

Fin 2008, le déficit de la branche maladie devrait atteindre les 5 milliards d’euros. En 2009, cette situation devrait être aggravée.

Ces déficits alimentent la dette cumulée des organismes de Sécurité sociale. A ce jour, 70,6 milliards d’euros restent à rembourser par les Françaises et les Français, auxquels il faut ajouter les 36,3 milliards d’euros de la dette courante des organismes de Sécurité sociale. Le ministre des Comptes publics n’a-t-il pas là matière à occuper utilement son temps, plutôt qu’à entretenir de faux débats ?

P.-S.

APPEL DE LA SOMUCO A LA MANIFESTATION DU 29 JANVIER 2009

la SOMUCO appelle à une participation massive des mutualistes et des assurés sociaux à la journée de manifestations du 29 janvier prochain.

La Dépêche de l’Aube N1009

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