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La dépêche de l’Aube vous souhaite une bonne année 2009

Dernier regard..sur 2008

vendredi 2 janvier 2009 , 710 : visites

L’élection au 1er tour de F. Baroin a sans doute été ressentie très durement chez les hommes et les femmes de progrès qui espéraient beaucoup qu’à l’occasion de cette élection, la ville centre de notre département suive le mouvement national de la poussée de la gauche. La mainmise de la droite sur Troyes et sur la communauté de l’agglomération troyenne va donc se poursuivre pendant six nouvelles années.
La gauche doit sans doute chercher son échec dans son incapacité à mobiliser l’électorat populaire. Elle n’a pas su dire aux hommes et aux femmes qui souffrent le plus des choix politiques de Baroin, à ceux que la droite rejette avec mépris dans la misère, que cette élection était une chance pour eux d’améliorer leur vie quotidienne. La victoire à La Chapelle-Saint-Luc et à Bar-sur-Aube aura au moins permis au département de l’Aube de bénéficier d’une vaguelette de gauche
Aux élections cantonales, la droite a fait réélire dès le 1er tour une grande partie de ses candidats assurant ainsi son emprise sur la politique du Conseil général.

 

Une politique injuste qui ne tient absolument pas compte de la situation sociale et économique dans laquelle se trouve une majorité de la population auboise. La réélection des petits barons locaux de l’UMP étant un non évènement, un des faits marquants de ces élections cantonales dans l’Aube aura été la nette progression des candidats du PCF, présents dans douze des quinze cantons renouvelables et uniques représentants de la gauche dans sept de ces cantons. Soulignons l’importance des candidatures communistes dans ces cantons sans qui il n’y aurait pas eu de confrontation démocratique et d’alternative pour l’électorat de gauche

En mars dernier, Romilly a connu à nouveau une campagne électorale infecte, unique en France, orchestrée par quelques fanatiques revanchards, anti-communistes relayés par la presse locale.
Alors que la liste de rassemblement de la gauche conduite par Joë Triché était arrivée largement en tête au soir du 1er tour et pouvait légitimement entrevoir les portes de la victoire Cartelet et Auzols ont décidé de livrer la ville la plus à gauche du département à l’UMP. Et cela après avoir été pendant près de 20 ans la principale source de désunion de la gauche dans le département de l’Aube.


Voilà ou mène la compromission en politique. Parce que Cartelet et Auzols n’ont aucune morale politique la ville qui fut la première à élire avec Henri Millet un maire ouvrier est maintenant aux mains des héritiers des maîtres des forges. Les Romillons se rappelleront toujours cette traîtrise. Au lendemain des municipales certains se sont réjouis d’un possible "’affaiblissement des communistes romillons". C’est de tout le contraire qu’il s’agit. Jamais autant d’hommes et de femmes, notamment des jeunes ne s’étaient mobilisés avec les communistes pour mener dans le cadre d’une élection municipale le combat contre les injustices et l’oppression économique qui s’abat sur Romilly. Beaucoup ont déjà décidé de rejoindre le PCF. La réalité est que la section romillonne du PCF à l’issue de cette campagne électorale se trouve considérablement renforcée et en situation de préparer l’avenir avec sérénité et combativité

- Jour noir pour la démocratie

La fédération de l’Aube avait envoyé une lettre aux trois députés de l’UMP leur demandant de ne pas voter la révision de la constitution préalable à la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. MM. Baroin, Mathis et Duicq n’écoutant que leur conviction ultralibérale ont comme un seul homme rayé d’un trait de plume le vote " NON " de 57% des Aubois qui s’étaient opposés à la constitution européenne en mai 2005.
Balayées aussi toutes les bonnes raisons qui avaient conduit les Auboises et les Aubois à dire non au traité de Lisbonne :
La concurrence "libre et non faussée,"qui attaque les services publics et pousse à la concurrence les peuples entre eux sur la base du moins disant social et fiscal...


La toute puissance de la Commission européenne,
Le statut intouchable de la Banque centrale européenne. Le Traité de Lisbonne soumet les choix politiques aux impératifs des marchés financiers et il tire vers le bas l’ensemble des droits sociaux plutôt que de promouvoir un progrès social européen.
La gauche quant à elle s’est divisée, comme le laissait prévoir la position du Parti socialiste, prônant l’abstention. Une consigne suivie majoritairement, mais désavouée par 121 élus socialistes sur 300 qui ont voté contre. Ceux-là ont suivi leurs collègues communistes, qui se sont faits les porte-parole des opposants au déni de démocratie. Les socialistes du " non " étaient en effet privés de parole dans l’hémicycle du château de Versailles, puisque seuls les orateurs officiels des groupes avaient le droit de s’exprimer durant cinq minutes pour expliquer leur vote. De tous les groupes, seuls les communistes ont pris position contre la révision

- Juin 2008

Comme bien souvent à cette période, les mauvais coups se préparent en profitant d’une moindre exposition médiatique… pourtant cet accord entre les chefs d’Etat des 27 pays d’Europe prévoyant de faire sauter la limite du temps de travail hebdomadaires n’était pas anodin, loin de là.
Le ministre du travail Xavier Bertrand, se félicitait d’ailleurs de cette " avancée " qui permettait de faire travailler un salarié européen jusqu’à 65h par semaine au lieu de 48h, au détriment de sa santé et sa vie personnelle. Un choix de société qui a ensuite été confirmé quelques mois plus tard par la Commission Européenne, alignée sur cette vision ultralibérale de la société et du travail.


Seulement après le non du peuple irlandais au nouveau traité européen clone du traité constitutionnel européen rejeté par les peuples français puis hollandais, les conditions de l’application de ce énième recul social impulsé par le Conseil européen, avaient alors bien changé.


Entre temps, la détermination des jeunesses grecques, françaises, espagnoles et bien d’autres encore, ajoutée à celle de la confédération syndicale européenne portée par le parti de la gauche européenne (GUE/NGL) a permis le rejet mercredi 17 décembre 2008 de ce projet.


Les députés européens communistes et progressistes d’Europe ont réussi à mener le combat au Parlement Européen prolongeant ainsi les luttes sociales en politique, et démontrant ainsi toute leur utilité face à une droite sans doute pas aussi sûre d’elle à quelques mois des élections européennes comme en témoignent ces récents reculs. Le début d’une appropriation ci-toyenne de l’Europe ?

- Septembre 2008

Pour ceux qui voyaient le PCF mort, incapable d’organiser une riposte visible contre la politique antisociale du gouvernement, la surprise a du être de taille : imaginez la tête des derniers voyant des milliers de communistes dans les rues de Paris marchant sur l’Elysée pour faire entendre la voix du peuple.


Ces femmes et ces hommes, à qui Sarkozy, Parisot et leurs amis demandent toujours plus, en leur octroyant toujours moins du gâteau qu’ils produisent, avaient ainsi trouvé des porte-paroles à leur colère et leurs angoisses : militantes et militants communistes et progressistes ayant donné suite à cet appel lancé par Marie-George Buffet lors de la Fête de l’Humanité.
Parler de hausse des salaires (et pas de toujours plus de dividendes pour les actionnaires), de revalorisation des allocations et des pensions alors que le pouvoir d’achat des Français est au plus bas, c’est indispensable pour le Parti Communiste Français. Comment imaginer une relance efficace et socialement juste du pouvoir d’achat sans augmenter les salaires et les pensions ?


Face aux solutions préconisées par le MEDEF et le gouvernement, comme celle de la baisse des prix qui peut se révéler pire que le mal en augmentant la pression sur les salaires et les conditions de travail, le PCF fait valoir son originalité en proposant une autre répartition des richesses produites vers ceux qui apportent leur force de travail plutôt que vers les actionnaires.
Plus encore qu’une proposition nécessaire, le PCF amène par cette marche la question sur le terrain où elle doit se situer, celui de la lutte pour que les salariés, les personnes privées d’emploi, les jeunes, les personnes handicapées, les retraités… soient reconnus pour ce qu’ils sont vraiment et non plus comme des coûts pour les entreprises ou la société qu’il faudrait réduire à tout prix.


Au-delà de l’amélioration nécessaire du pouvoir d’achat, cette nouvelle répartition des richesses serait porteuse de nouvelles avancées de société. Dans une période où la droite et le grand patronat ne font que provoquer des régressions sociales, une dégradation généralisée des conditions de vie et de l’environnement pour placer l’être humain en situation de se fondre dans ce système, la défense d’une alternative au capitalisme représente déjà un premier espoir

- Avril 2008

Plusieurs mois avant la manifestation publique de la crise du capitalisme, la Dépêche de l’Aube titrait sur les émeutes de la faim pointant l’incapacité et l’absence de volonté du système capitaliste à faire face à un défi majeur de civilisation : celui d’un développement mondial harmonieux et partagé.


Alors que les médias dans leur immense majorité parlaient de " crise alimentaire internationale ", l’Humanité et la Dépêche de l’Aube ainsi que quelques trop rares autres rappelaient la réalité de ce choix politique mondial justement qualifié de crime contre l’humanité par Jean Ziegler, rapporteur spécial à l’ONU sur les questions d’alimentation.
Une vérité malheureusement confirmée récemment par les multiples plans de sauvetage du capitalisme avec plus de 2000 milliards d’euros distribués sans contrôle à quelques-uns des responsables de la crise économique mondiale, quand dans le même temps 82 milliards d’euros seraient suffisants pour mettre fin à l’ensemble des épidémies et à la famine dans le monde.
Laisser mourir de faim, par choix politique, un enfant toutes les 15 secondes, c’est la lourde responsabilité des tenants du capitalisme à travers le monde, des Etats-Unis à la Chine en passant par la France. Un bilan qu’ils préfèrent cacher en renvoyant les sales images du passé à ceux qui proposent de changer ce monde injuste. Il est vrai qu’il est toujours plus facile de masquer les conséquences quotidiennes des politiques de marchandisation que la droite met en œuvre partout et dans tous les domaines, que d’assumer ses responsabilités, surtout quand on reçoit le soutien des partisans d’une moralisation et d’un aménagement du système.


Les communistes préfèrent, quant à eux, regarder les réalités en face, et s’appuyer sur des exemples existant en Amérique latine notamment de gouvernements qui luttent pour des réelles avancées pour leurs peuples. Preuve que c’est possible pourvu qu’il y ait une réelle volonté politique d’agir contre la mainmise du capitalisme sur toutes les sphères de la vie humaine, comme c’est le cas du Parti Communiste Français

Sarkozy avec l’appui du grand patronat entend s’appuyer sur la crise financière internationale pour faire accepter aux familles populaires de nouveaux reculs sociaux. D’ailleurs les patrons ne s’y trompent pas. Les solutions proposées par le président de la république pour juguler la crise lui valent la reconnaissance du monde patronal. Ernest-Antoine Seillière le rappelait encore récemment : " Les patrons européens ont apprécié la manière dont les États ont su intervenir " dans la crise économique. Le président de Business Europe (association des patrons des 27 pays de l’UE) a même félicité d’un " chapeau Sarko " le président français, au nom de ses confrères européens.


Sarkozy qui affirmait qu’en cas de déroute d’un établissement " l’État (en) prendra le contrôle et la direction sera changée " a finalement retenu une option beaucoup moins offensive. Celle consistant à distribuer 10,5 milliards d’euros publics (sur les 40 milliards prévus) sous forme de prêts, sans même exiger la présence d’un représentant de l’État dans les conseils d’administration des banques bénéficiaires. Un " retour de - l’État " généreux en termes d’argent public et totalement absent en termes de gestion. Un ange gardien pour le patronat qui n’en attendait pas autant.


Le choix de Sarkozy de sauver en priorité les banques est inscrit dans le logiciel idéologique de la droite. S’il s’agissait de faire en sorte que la finance soit remise au service des entreprises, alors une institution bancaire publique se chargeant d’alimenter les besoins en crédits des entreprises aurait parfaitement pu être créée, comme le propose le PCF. Mais c’est une option que le patronat n’ose même pas envisager : " Si on enlève l’espace de liberté aux acteurs économiques, qui leur permet de prendre des risques, d’entreprendre, d’être audacieux, je peux vous dire que ça sera mauvais pour l’entreprise. Et ce qui est mauvais pour l’entreprise est mauvais pour le pays ", prévenait, il y a quelques jours, la patronne du MEDEF, Laurence Parisot. On sait bien aujourd’hui où cette fameuse liberté mène le monde

 

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N1006

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