Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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LES MÉDIAS AU SERVICE DE LA DROITE ET DU MEDEF

jeudi 31 juillet 2008 , 1003 : visites

Le pouvoir médiatique : un outil de propagande capitaliste toujours plus efficace

Le pouvoir médiatique est une arme dont use assurément très habilement Sarkozy, qui sait pouvoir compter sur ses amis milliardaires, propriétaires de la plupart des groupes de presse et des chaines de télévision privées pour relayer sa " bonne parole ".

En allumant la télévision, la radio ou bien en ouvrant un journal, on reçoit une information qui n’a absolument aucun caractère objectif puisque le pragmatisme qu’elle prône, est lui-même issu de l’idéologie rétrograde de la droite.

La distillation quotidienne d’un message subjectif fait à la longue passer ce discours pour une réalité. Par exemple, il n’est plus rare d’entendre dire qu’une entreprise délocalise pour sauvegarder des emplois en France. Cette façon de présenter les choses est celle de la direction de l’entreprise, et la justification devenue " politiquement correcte " d’une recherche de bénéfices par quelques actionnaires n’ayant aucun scrupule à laisser sur le carreau des personnes qui ont parfois sacrifié leur santé pour répondre aux exigences des donneurs d’ordres.

Cette propagande institutionnalisée répond à un objectif : laisser penser qu’il n’y a pas d’alternative et qu’il faut se résigner et accepter les règles du jeu écrites par quelques décideurs dans leur propre intérêt loin de correspondre à l’intérêt général.

Lorsque les grands patrons propriétaires des médias veulent faire passer l’idée qu’il faut travailler plus en prétextant que c’est pour augmenter le pouvoir d’achat de la population, ils n’avouent pas ouvertement que c’est pour qu’ils puissent engranger encore plus de profits. Ils oublient volontairement de dire aussi qu’ils sont les responsables de la situation précaire qu’ils instaurent par les faibles salaires qu’ils versent. Ils utilisent plutôt quelques artifices pour bricoler des statistiques et des exemples de leurs victoires idéologiques dans d’autres pays pour appuyer leur discours.

Libéralisme économique plutôt que liberté d’expression Ils manient avec virtuosité par le biais de la voix unifiée des médias, un vocabulaire que les gens finissent par s’approprier à savoir que la " modernité " ça serait " d’accepter les réformes " qu’ils demandent à leurs amis politiciens de faire passer. Des réformes qui, si elles sont porteuses de reculs importants dans les droits humains individuels et collectifs, sont présentées comme des évolutions irrémédiables permettant d’être " compétitif "... comme si la compétitivité des entreprises améliorait les conditions de vie des gens.

Dans le même temps, la droite des extrêmes au Modem en passant bien sûr par l’UMP relaie le message, de façon politique, s’appuyant sur un " réalisme économique " qui est fabriqué par les médias à la solde du privé. Cet échange de bons procédés leur permet de gagner la bataille des idées et d’accéder de façon durable au pouvoir... ainsi ils tiennent tous les bouts du pouvoir et peuvent creuser toujours plus la tombe du progrès social et des acquis des sociétés modernes

C’est bien là la preuve manifeste que le libéralisme que défendent la droite et ceux qui tournent autour, n’est pas celui de la défense des libertés mais bien celui de la prédominance du libéralisme économique sur toute autre liberté y compris celle de la presse. C’est donc surtout le champ libre laissé aux plus forts pour écraser tout le reste sans tenir compte des conséquences que cela peut avoir sur la planète et ses habitants. C’est pour cela, que ce libéralisme est combattu par les communistes pour qui la liberté de la presse et sa diversité sont justement un moyen de limiter la toute-puissance de l’économie et de la finance sur l’ensemble des domaines de la vie

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N984

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