Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

Dossier
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Les lycéen-ne-s dans la rue pour leur avenir

Le droit à l’Education pour revendication

lundi 21 avril 2008 , 1062 : visites , par FLORENT BALLANFAT

Il Presque 40 ans après mai 68, la jeunesse se remet massivement à battre le pavé. Environ 80 000 personnes à l’occasion des manifestations de la semaine passée et certainement encore des milliers lors des manifestations à venir. Une mobilisation remarquable qui n’est pas sans rappeler celle des étudiants contre la réforme de l’université ou bien encore celle contre le Contrat Première Embauche qui avait mis des millions de gens dans la rue.

En s’attaquant au service public de l’Education, le gouvernement pensait sans doute faire face aux syndicats de l’Education Nationale, mais certainement pas, en plus, à une cohorte de jeunes revendiquant un avenir meilleur qui passe pour eux par un système scolaire à la hauteur des enjeux et des besoins. Loin de calmer le jeu, les déclarations de Xavier Darcos assimilant ces dizaines de milliers de lycéens à des pions à la solde des syndicats de professeur, devrait donner encore plus de rigueur à une mobilisation dont l’ampleur sera déterminante dans les semaines qui viennent.

Des tentatives d’entourloupes de la part du ministre En effet, on le sait quand les jeunes sont dans la rue, le gouvernement se retrouve très souvent obligé de céder. Déjà le ministre de l’Education tente de minimiser la portée de la réforme voulue par l’équipe Sarkozy, en assurant que ces conséquences ne concerneront que 8500 enseignants dans le public sur les 11 200 suppressions d’emploi annoncé. Il ajoute croyant pouvoir apaisé le conflit que 3500 postes seront compensés par des heures supplémentaires... et qu’il n’y aura donc au final que 5 000 suppressions de postes réels...

Mais pour les lycéen-ne-s qui subissent directement les effets des réductions d’effectifs dans l’enseignement depuis des années, il n’est pas question de céder. Halte aux fermetures de classe ! aux suppressions de filières ! sont des mots d’ordre qui reviennent fréquemment. Dans son obsession aveugle de réduction des dépenses socialement les plus utiles, le gouvernement trouve sur sa route une frange de la population pour qui l’éducation ne doit pas ressembler à un formatage dans l’intérêt exclusifs des entreprises et du profit des actionnaires. Les jeunes en lutte pour un droit à l’éducation Cette jeunesse revendique un droit à une éducation qui leur permettra de s’émanciper en tant qu’être humain, et non une école qui les programmerait à devenir des parfaits soldats de la guerre économique n’ayant que les mots compétitivité et profits à la bouche.

Pour cela, ils se battent pour le maintien de filières variées leur permettant de choisir librement une orientation.

Cela passe sans aucun doute par un développement du système éducatif dont personne ne conteste qu’il faille le réformer. Mais comme bien souvent dans la bouche des conservateurs la réforme est synonyme de régression sociale et d’affaiblissement des services publics, c’est pourquoi ces lycéen-ne-s n’hésitent pas à sortir dans la rue pour défendre ce qui est leur meilleur chance de sortir du piège dans lequel la droite veut les enfermer. Etant donné les enjeux, on imagine pas que la détermination de ces jeunes, des enseignants et des parents d’élèves faiblira, et il y a même fort à parier que d’autres les rejoindront prochainement. Les communistes seront de cette bataille contre la position insensé du gouvernement qui prétend améliorer le système éducatif en lui coupant les moyens et en refusant d’écouter les propositions portés par les jeunes et leurs professeurs.

Le choix du gouvernement d’effectuer des coupes sombres dans le budget de l’éducation et dans les services publics de façon générale est loin d’être anodin. Là encore on demande aux mêmes de faire des efforts pendant que les plus riches peuvent se gaver chaque année des 15 milliards de cadeaux fiscaux qui leur sont alloués.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N969

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