“Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement. Antonio GRAMSCI.

Dossier
  • Enseignement, éducation... C’est l’école qu’ils assassinent !
    13 mai 2011

    Suppression de 16 000 postes d’enseignants à la rentrée 2011. De 2002 à 2011, 74 600 postes ont été supprimés, soit 8,6% des effectifs. L’Aube n’échappe pas au “dégraissage”. La politique de l’UMP est intolérable : fermetures de classes, suppressions de postes, etc. Alors que la natalité laisse prévoir une croissance du nombre d’élèves, l’enseignement (...)

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Ecole en danger

jeudi 3 avril 2008 , 1127 : visites

Face aux suppressions de postes dans l’Education Nationale (223 sur l’académie de Reims), les mobilisations se poursuivent pour faire échec à cette casse programmée de notre système éducatif. Le PCF organise une journée de mobilisation des militantes et militants communistes le mardi 8 avril prochain qui se traduira notamment par une distribution massive de tracts devant les lycées.

En décidant de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux, le gouvernement fait un choix concret : celui de réduire drastiquement dans notre pays le nombre d’infirmières, de gardiens de la paix, de juges, ... et d’enseignants.

L’école est la première touchée : avec près de 100.000 enseignants en moins depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres programmés d’ici 2012, le plan d’austérité éducative du ministre Darcos est un vrai danger public. Le PCF apporte tout son soutien aux enseignants, parents et aux élèves qui manifestent leur colère partout en France. Le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés plus instruits !

L’information, le savoir, la connaissance n’ont jamais joué un aussi grand rôle qu’ajourd’hui. Inventions et découvertes se multiplient. Pour les poursuivre, les maîtriser, pour que leurs applications profitent à tous, qu’elles permettent une nouvelle croissance respectueuse des hommes comme de l’environnement, nous n’avons donc jamais eu autant besoin d’hommes et de femmes accédant au plus au niveau de culture.

C’est aussi une question citoyenne et démocratique : un haut niveau de formation développe l’esprit critique, utile pour penser l’avenir, agir ensemble, apprendre des autres et au besoin se défendre face à toutes les dominations, à commencer par celle idéologique exercée par les médias dominants.

Ne pas accroître les inégalités, mais les combattre ! Chacun le sait, l’école est face à de réelles difficultés pour faire réussir tous les élèves. Mais alors qu’un effort sans précédent devrait être accompli dans ce domaine, le gouvernement multiplie les coups contre notre système éducatif.

Alors que la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout quand les parents n’ont pas fait d’études longues et ne peuvent pas "préparer le terrain" pour le CP, des menaces pèsent sur l’avenir de l’école maternelle avec le risque de renvoyer vers des crèches, des gardes privées... Alors que 15% d’élèves au niveau national sortent de l’école élémentaire avec un niveau très faible, le ministre Darcos supprime pour tous 2h d’enseignement par semaine pour les réserver aux 15% d’élèves les plus en difficulté quand chacun sait que dans les écoles "défavorisées", ce sont 80% des élèves qui auraient besoin de ces 2h contre 2% dans les quartiers privilégiés. Encore plus d’injustice !

Alors qu’il faudrait penser des programmes de notre temps, la réforme des programmes baisse l’objectif du "niveau minimum" : se contenter de "mémoriser" et d’ê-tre dociles pour les uns qui seraient condamnés à être des "exécutants " de l’économie capitaliste ; développer les capacités de réflexion pour les au-tres mais en les payant au rabais sans reconnaître leur qualification. Voila la "priorité" pour l’éducation du Président Sarkozy : priorité au service du profit des actionnaires, pas du développement de la société.

Alors que l’école a besoin d’enseignants parfaitement formés, tant dans leur discipline que sur la pédagogie, l’Etat liquide la formation d’enseignants au lieu de l’améliorer. Absurde : les profs sont poussés à enseigner des disciplines pour lesquels ils n’ont pas été formé. On les surcharge d’heures supplémentaires au détriment du travail pédagogique d’équipe au sein des établissements. Alors que, naissances oblige, les effectifs grimpent en primaire et bientôt en secondaire, le gouvernement supprime les postes par milliers, créant des classes surchargées, réduisant les possibilités de choix de filières et poussant vers la sortie du système scolaire les redoublants qui ne trouveront plus place dans les établissements.

Riposter de suite : défendre et proposer Ne nous laissons pas diviser : quelle que soit son origine sociale, chaque jeune a droit un haut niveau de culture commune dans une scolarité unique, avant de s’orienter. Tous les élèves peuvent apprendre et l’échec scolaire peut être vaincu.

Le PCF propose un plan de lutte contre les inégalités scolaires (voir ci-contre nos propositions) ! Les moyens d’un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s’attaquer aux profits du grand patronat et de la finance.

Dans les luttes en cours et les manifestations prévues, les communistes vont agir avec tous ceux qui souhaitent empêcher ces injustices. C’est possible en s’unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l’avenir de l’école, en prouvant que d’autres choix sont possibles. Les communistes mettent leurs propositions au service de ce débat citoyen et des luttes

P.-S.

Le PCF propose

- 150.000 enseignants et 45.000 personnels recrutés comme fonctionnaire et formés en 5 ans

- création d’un plan pluriannuel contre les inégalités scolaires : finances, dispositifs, formation, recherche

- mise en place d’observatoires des scolarités avec de réels moyens pour lutter contre les inégalités

- une vraie carte scolaire pour la mixité sociale et la même qualité d’enseignement dans le pays

- remise en cause de la loi Raffarin de décentralisation de l’Education Nationale

- une vraie gratuité de la maternelle à l’université Cela implique une réforme de la fiscalité dans son ensemble : nationale et territoriale, directe et indirecte, pour mettre un terme aux injustices actuelles.

La Dépêche de l’Aube N967

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