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A propos de Guy Môquet

Un combat encore porteur de nouvelles espérances par Fernand Ibanez

jeudi 25 octobre 2007 , 2981 : visites

La lettre de Guy Môquet n’a de sens qu’en expliquant d’où elle vient et où elle va.

Séparée du “patriote”, du “communiste” ne serait pas une bonne chose et cela en altérerait le sens historique. Et comme l’a si souvent dit Lucie Aubrac “résister se conjugue au présent”.

La mémoire de Guy Môquet à gauche depuis plus de 60 ans. Il fut cité dès 1944 à l’ordre de la nation. Il fut reconnu comme résistant par décret du général de Gaulle. Une rue du XVIIe arrondissement porte son nom, une station de métro également. Alors oui, que sa dernière lettre soit lue le 22 octobre, c’est une manière d’hommage national. C’est ce que je veux retenir de la décision du chef de l’Etat.Non seulement une “figure d’ange” mais aussi un symbole d’une résistance où les militants ouvriers, communistes, intellectuels, syndicalistes, socialistes, chrétiens ont su entériner pour combattre un ennemi - le nazisme et le vichysme.

Je n’avais pas encore 20 ans lorsque la guerre de 39-45 fut déclarée. Le nom de Guy Môquet m’était inconnu. Membre d’une famille nombreuse, issue de l’immigration espagnole qui s’implanta à St Mards en Othe, commune du Pays d’Othe, il y aura très bientôt un siècle, j’ai pu fréquenter l’école primaire de la commune avec beaucoup d’assiduité. Ouvrier bûcheron dès mon plus jeune âge en forêt d’Othe, j’ai le souvenir que mon père absent, me demanda de le remplacer lors d’une embauche de chantier et de revendiquer une augmentation de nos salaires de tâcherons. Ce qui fut fait et accepté par le patron d’alors. J’avais juste 15 ans. Je ressortis devant le groupe de bûcherons présents et médusés par mon audace et ma maturité. Quelque part j’en fus fier...

Je n’avais pas conscience à cette époque que s’était éveillé un certain instinct de classe.

1939-1940, mon départ pour servir dans l’armée -France-Moyen-Orient- 1940 la défaite de nos armées. Insertion et récupération du territoire national par les nazis, les drapeaux nazis qui flottent aux frontons de nos mairies. Moi-même, jeune militaire débarqué du Moyen-Orient en permission, n’ayant pu rejoindre mon unité de base du fait de l’invasion allemande. C’est alors que je choisis le camp de la Résistance et souvent semi-clandestin. Mon engagement dans la Résistance devint pour moi une nécessité absolue et devint aussi ma contribution à la victoire de 1945... (A suivre)

Fernand Ibanez

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N944

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