ceux qui prétendent que l’injustice est inévitable oublient qu’elle ne l’est que parce que trop de gens leur ressemblent.”Edmond ROSTAND

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CPE - Emploi - Jacquemard - Contrat de site - Aménagement de l’aérodrome l’opinion des élus communistes et partenaires

samedi 22 avril 2006 , 2487 : visites , par Joë Triché

Plusieurs centaines de manifestants anti CPE dont de nombreux lycéens ont fait un sitting devant la mairie de la ville de Romilly gérée par M. Cartelet et ses amis de l’UMP

Le groupe des élus communistes et partenaires du Conseil municipal a tenu le 17 mars dernier une conférence de presse dont l’objectif était de revenir sur ces dossiers au coeur de l’actualité.

Bien évidemment, à un moment où la mobilisation pour le retrait du CPE battait son plein et s’amplifiait à chaque manifestation, nous avons tenu à rappeler toute notre solidarité aux jeunes, aux salariés et à leurs organisations. Pour notre groupe, c’est en effet une constance d’être toujours aux côtés de celles et ceux qui défendent leurs droits.

Précarité ou sécurité et promotion des individus Dans quelle société voulons-nous vivre telle est la question maintes fois entendue dans les manifestations anti CPE.

Comme nous l’avons rappelé, l’avenir et la modernité pour les jeunes et notre peuple ne peut pas être la précarité, les bas salaires, l’intérim, la mise en concurrence des individus alors que les entreprises du CAC 40 enregistrent des profits records, 84 milliards d’euros en 2005, plus 50% sur 2004.

L’avenir et la modernité, c’est aujourd’hui mettre en oeuvre des réformes pour construire une société où la règle sera la sécurité dans l’emploi, dans la formation et dans les revenus. Au projet de casse du code du travail engagé par le gouvernement Villepin, Sarkozy, au service du Medef, nous opposons un projet, des propositions qui assureront la sécurité et la promotion des individus tout au long de la vie active. Une société où les salariés ne connaîtraient plus les licenciements et le chômage telle est notre ambition. Les manifestants anti CPE appelaient cela « le rêve général ». Et bien faisons en sorte qu’il devienne réalité.

L’Aube et Romilly dans la tourmente d’un chômage qui n’en finit pas de progresser

Dans notre département, en février, le chômage frappait 12 658 personnes, soit 276 de plus qu’en janvier, mois où il avait déjà augmenté de 1,5%.

A Troyes et dans l’agglomération, fief de Baroin et de l’UMP, il touche au moins 10 000 personnes. A Romilly, la situation est catastrophique. Depuis les années 2000, ce sont 1500 emplois rayés de la carte. Tout ce qui faisait la renommée et la richesse de notre ville au niveau industriel a été transféré vers des pays où le profit est facile et immédiat. Et à chaque fois, on l’a encore vu récemment avec les dossiers Jacquemard et UPA, le maire, sa première adjointe et leur majorité ont toujours justifié ces choix des employeurs partis à la conquête de nouveaux profits vers d’autres cieux. Quand le chômage à Romilly était le plus bas de Champagne-Ardenne

Contrairement aux idées reçues, le taux de chômage à Romilly, était-il y a une vingtaine d’années, le plus bas de Champagne-Ardenne. Aujourd’hui, il bat des records. A cette époque, les entreprises s’installaient, se créaient et se développaient. Dans les années 1975, Peugeot s’est implanté à Romilly et a employé jusqu’à 1000 salariés, la société Mécanique Champenoise s’est créée et en 1985 la ville de Romilly avec la réalisation de « Aube Chaussettes » l’a emporté sur Nogent-sur-Seine qui espérait attirer chez elle cette nouvelle entreprise. Pourtant le maire de Romilly était communiste et le Conseil municipal bien à gauche.

Avec l’arrivée de la droite à la direction des affaires municipales tout va plus mal

Depuis 1989, avec l’alliance de Michel Cartelet avec la droite, les choses ont bien changé. Le chômage atteint des sommets et sans la moindre résistance de la municipalité, les entreprises ont une à une fermé leurs portes, tout comme les usines relais. La fin de toute production de chaussettes avec le licenciement de 150 salariés chez Jacquemard a été vécue comme un véritable traumatisme. Sur ce dossier, nous avons la conviction que tout n’a pas été tenté pour sauver l’emploi et la production à Romilly. C’est pourquoi, notre demande de la création d’une commission d’enquête indépendante sur la stratégie de délocalisation du groupe Jacquemard nous apparaît tout à fait justifiée.

Le contrat de site n’a pas empêché la poursuite de la casse de l’emploi et n’a pas permis la création d’activités nouvelles

En 2003, les fortes mobilisations des salariés soutenus par la population et nos très nombreuses démarches, ont abouti à la tenue en février 2003 d’une véritable table ronde à la préfecture et par la signature en novembre 2003 du contrat de site.

Selon ses instigateurs, ce contrat de site devait engager le renouveau économique de Romilly. Dès sa signature avec la CGT, la CFDT et d’autres formations politiques de gauche, nous avons souligné l’absence d’une réelle ambition pour l’emploi. Trois ans après, les faits nous donnent raison. Depuis 2003, 500 emplois ont à nouveau été supprimés et aucune entreprise nouvelle ne s’est installée. L’aménagement de l’aérodrome pour plus d’emplois et d’activités nouvelles

Cet aménagement de l’aérodrome suscite un nouvel espoir pour le développement économique. Dès les années 2000, nous en avions fait la proposition au Conseil municipal et en 2001 ce projet figurait parmi nos priorités dans notre programme pour les élections municipales. A cette époque, certains au Conseil municipal nous accusaient de faire un coup politique pendant que d’autres prétendaient que cette idée était irréaliste. Depuis, elle a fait son chemin, tant mieux ! Pour notre groupe, un seul objectif doit guider ce projet ; la création et l’implantation d’activités nouvelles porteuses d’emplois. Si des déplacements d’activités peuvent être envisagés, cela doit être pour favoriser des développements d’activités avec plus d’emplois. A ce sujet, nous partageons les inquiétudes de la CGT et de la CFDT de chez Cycleurope qui craignent une restructuration avec le transfert éventuel de cette société sur l’aérodrome. Ils peuvent compter sur nous pour y veiller. C’est pourquoi, nous maintiendrons la pression et nous invitons la population et les salariés à le faire avec nous.

P.-S.

La Dépêche de l’Aube N865

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