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CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP !

EDITORIAL

vendredi 4 décembre 2020 , 263 : visites

Lorsqu’elle nous a frappés une première fois, au printemps, la pandémie a remis en cause bien des certitudes, celles d’un vieux système économique et d’un capitalisme à bout de souffle, synonyme de cure d’austérité pour tous les services publics, dont celui de la santé.

Dès le 13 avril, le Président de la République nous invitait à « sortir des sentiers battus, des idéologies et [à] nous réinventer » - à commencer par lui-même - avait-il ajouté. Le budget de la nation pour 2021 devait donc tracer un nouveau chemin et ouvrir, pour toutes les générations, l’espoir de vivre dignement dans un pays si riche. Tout devait changer, y compris notre engagement en faveur du climat.

Hélas, le projet de loi de finances 2021 est resté empêtré dans les mêmes dogmes du libéralisme. : Baisses d’impôts massives et sans conditions aux entreprises, y compris aux plus grandes, même quand elles n’en ont pas besoin, et même si elles polluent ; Limitation au strict minimum des aides sociales pour les plus fragiles ; Aucune mesure pour taxer les plus riches, les dividendes et le capital.

En bon « Robin des bourges », le président a instauré un confinement doux pour les grandes entreprises, voire juteux pour certaines, mais particulièrement dur pour les petits commerçants. Pour compenser les pertes de chiffre d’affaires des petits commerces, les députés et sénateurs communistes ont proposé plusieurs mesures, notamment la contribution exceptionnelle des assurances, qui n’ont pas été au rendez-vous, ainsi que la taxe exceptionnelle sur les géants du e-commerce. Du bon sens quoi ! : la fermeture des petits commerces et de certains rayons des supermarchés a ouvert un pont d’or aux géants du e-commerce qui sniffe la plus-value comme de la poudre blanche, et ont triplé leur bénéfice au troisième trimestre.

Bien sûr ont été refusées les mesures de justice sociale que nous demandions : Ouvrir le RSA aux moins de 25 ans, en attendant la création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes. Indemniser à 100 % le chômage partiel jusqu’à deux SMIC, pour qu’aucun salarié ne tombe dans la pauvreté. Nationaliser, même temporairement, les sites industriels essentiels, et interdire les licenciements boursiers.

Non décidément dans « ce jour d’après » rien n’a changé. On a même vue la droite profiter de l’examen du budget pour voter la mesure antisociale consistant à retarder à 63 ans l’âge du départ en retraite et à allonger la durée de cotisation. Chassez le naturel, il revient au galop.

Jean Pierre CORNEVIN

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