« Dans un état bien ordonné, la liberté de la presse doit être illimitée pour les écrivains qui surveillent les fonctionnaires publics. » Marat

L'Humeur
  • TEST MASQUÉ
  • 20 novembre 2020
  • Les malades qui doivent subir un examen à la clinique Pays de Seine à Romilly sont invités à subir un test pour détection du Covid, même si ces patients ont déjà subi ce test avant de se présenter. La clinique suppose sans doute que son test est le (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • AU BONHEUR D’AMAZON
  • 20 novembre 2020
  • C’est ce qui s’appelle « se tirer une balle dans le pied ». Les petits commerçants « non essentiels » ont rué dans les brancards. Des élus (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2020 > NOVEMBRE 2020 > N° 1626 > LA MACRONERIE VEUT METTRE LA SOCIÉTÉ AU PAS

LA MACRONERIE VEUT METTRE LA SOCIÉTÉ AU PAS

Loi « scélérate »

vendredi 20 novembre 2020 , 88 : visites , par LDA

La proposition de loi sur la « sécurité globale », présentée par le groupe LREM, a été discutée le 17 novembre à l’Assemblée nationale. Le PCF s’oppose à ce texte qui décline en trente deux articles, un arsenal de mesures liberticides.

Le PCF demande le retrait de l’article 24 qui menace directement la liberté d’information

Si la sécurité est droit indissociable de la réalisation d’une République sociale et démocratique, cette proposition de loi, doit faire l’objet d’un débat démocratique exigeant. Elle soulève pour l’heure de légitimes inquiétudes sur de nombreuses dispositions.

Le PCF demande le retrait de l’article 24 qui menace directement la liberté d’information et de communication pour lutter contre les violences policières. La protection des policiers et des gendarmes est une absolue nécessité. Ils accomplissent des missions essentielles pour la protection des biens et des personnes.

Nos parlementaires ne cessent de demander un renforcement en termes de recrutement, de formation, de matériels, pour permettre aux forces intérieures de sécurité publique d’accomplir leur travail dans de meilleures conditions. Le cadre législatif actuel permet de punir les abus et les menaces visant les agents des forces de l’ordre.

Cette proposition de loi franchit une nouvelle étape dans une gestion autoritaire et ouverte au privé

Le caractère public de leur travail garantit son caractère démocratique. Le gouvernement fait fausse route alors qu’il devrait exprimer avec force l’exigence d’une police républicaine exemplaire. Le PCF a soutenu les mobilisations des associations et des syndicats, en très grand nombre, qui dénoncent à la fois l’article 24 et d’autres dispositions de ce texte qui, une nouvelle fois, cible le droit constitutionnel de manifester et de participer en toute tranquillité à des mouvements sociaux. Il y a urgence à redévelopper une police républicaine, au service de la tranquillité de toutes et tous, respectueuse des droits et libertés, soumise à un contrôle démocratique indépendant.

Le PCF dénonce aussi la volonté de la majorité de privatiser la sécurité de nos concitoyens. Plus que jamais, dans un contexte de menaces terroristes, de crise sanitaire inédite, de crise sociale aggravée, l’Etat de droit doit être conforté. En la matière, cette proposition de loi franchit une nouvelle étape dans une gestion autoritaire et ouverte au privé.

Avec la proposition d’un élargissement des missions des polices municipales et des entreprises privées de sécurité, au nom d’un « continuum de sécurité », ce texte encourage un désengagement de l’Etat sur ses missions régaliennes de sécurité sur l’ensemble du territoire de la République. Si des coopérations en matière de sécurité avec différents acteurs sont nécessaires, elles doivent se faire dans un cadre strictement limité et encadré, sous le contrôle de l’Etat qui doit conserver un rôle essentiel. Ce texte passe donc à côté de l’essentiel : une ambition nouvelle, avec les moyens de sa réalisation, pour une politique publique de sécurité et de tranquillité publique pour toutes et tous. Cette politique est indissociable du renforcement des services publics, de mesures fortes d’égalité sociale et d’une véritable politique de prévention, avec l’ensemble des partenaires. N’oublions pas que ce sont les territoires les plus en difficulté et les populations les plus fragiles qui sont les plus exposés à l’insécurité et à la délinquance du quotidien. Là encore, la proposition de loi « sécurité globale » manque ce rendez-vous pourtant décisif.

Le PCF présentera des propositions précises dans les prochaines semaines dans le cadre du débat sur le « Livre blanc de la sécurité intérieure ».

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|