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LA NUIT S’ÉTEND SUR L’HEXAGONE

COVID.COUVRE-FEUX

vendredi 30 octobre 2020 , 169 : visites , par LDA

En hausse, l’épidémie s’étend maintenant à des territoires ruraux pourtant relativement épargnés par la première vague, comme le département de l’Aube. Le virus frappe partout et touche plus durement les précaires.

“Le gouvernement n’assume pas ses responsabilités.” Professeur André Grimaldi

Décidément, le Covid-19 continue de gagner du terrain. En France, les dernières données relatives à son évolution font état d’une situation inquiétante. En début de cette semaine, la jauge des 52 000 nouveaux dépistés en 24 h avait été franchie. La barre de 34 000 décès depuis le début de l’épidémie a été franchie avec 166 morts de plus. À cela s’ajoutent 284 nouvelles entrées en réanimation, ce qui amène le total des personnes hospitalisées au sein de ses services à 2 239, pour une capacité nationale de 5 800 lits.

Dans la région Grand Est, si le taux d’incidence restait, en début de semaine, inférieur au taux national, il ne doit pas masquer la forte accélération de la propagation du virus dans l’ensemble de la région. L’Aube, relativement épargnée au printemps dernier fait partie des départements les plus touchés avec les Ardennes, la Marne, la Moselle et la Meurthe- et-Moselle. Ces départements sont passés sous le régime du couvre-feu.

Des “mois d’hiver difficiles”, selon le Conseil scientifique

Les prévisions du Conseil scientifique, qui avait pressenti des « mois d’hiver difficiles », semblent hélas se réaliser. Sans surprise, les métropoles sont particulièrement touchées par la montée de l’épidémie. Leurs « densités de population » et leurs « vies sociales probablement plus intenses  » peuvent expliquer la hausse des contaminations. De façon plus inédite, l’aggravation de l’épidémie semble à présent s’étendre également à des territoires plus ruraux, qui avaient été moins touchés que les territoires à forte densité lors de la première vague. Désormais, la campagne ne semble plus épargnée par le virus. Pis, ces départements semblent moins armés que ceux ayant déjà brutalement fait face à la première vague, comme les départements franciliens. C’est le cas notamment dans les Ehpad. selon la fédération santé-action sociale de la CGT. « Les établissements situés dans des départements qui ont peu vécu la première vague sont moins habitués aux mesures de prévention et doivent, qui plus est, faire face à un manque de personnel », affirme-t-elle.

“Le Ségur de la santé n’a rien changé.

C’est un échec.” Selon André Grimaldi, professeur émérite à la Pitié- Salpétrière : «  La situation à l’hôpital est déjà critique. Et, contrairement à ce que dit le ministre de la Santé, elle est pire que lors de la première vague : l’hôpital est bien moins solide qu’au printemps. Déjà, parce que tout le territoire est touché, comme les pays voisins. Donc, il n’y a pas de réserve, ni de lits, ni de personnel, pour envoyer les patients dans un établissement d’une autre région. Il faut aussi réaliser qu’on ne pourra pas reporter plus longtemps toutes les opérations et les urgences autres que le Covid. Ce qu’on avait fait la première fois, avec des dégâts. On devrait d’ailleurs ajouter au décompte des victimes du Covid les morts dus à des retards de prise en charge. Le Ségur de la santé n’a rien changé. C’est un échec. Il n’a pas du tout réussi à rendre le secteur plus attractif, donc nous sommes toujours en pénurie de personnel. Nous avons encore des lits fermés en réanimation, faute d’effectifs. Rien qu’à la Pitié-Salpêtrière, il reste 22 lits fermés en neurologie, 17 en cardiologie. Il y a 500 postes toujours vacants budgétés à Paris. Quant à la rallonge de 2,4 milliards d’euros votée mercredi à l’Assemblée, c’est parce qu’il y a le feu aujourd’hui. Ce n’est pas pour préparer 2021, c’est juste pour rattraper l’absurdité de la tarification à l’activité. Et dans les 2,4 milliards annoncés, il y a aussi les mesures de revalorisation salariale. Mais en attendant, les 183 euros de prime promis aux soignants, aucun ne les a vus. »

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