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Nos Peines

FERNAND IBANEZ UN RÉSISTANT FAMEUX, UN COMMUNISTE FERVENT

vendredi 9 octobre 2020 , 131 : visites

Nous perdons avec notre camarade une icône de la Résistance auboise, un homme, un citoyen avec des convictions profondes engagé pour défendre les acquis de la Résistance et du programme du CNR.

Né en Espagne le 16/10/1919) à St Andres de Laëra (province de Santander), Fernand Ibanez rejoignit son père émigré en France dès 1917 d’abord à Paris puis à Saint-Mards en Othe où le maire de l’époque accueillit sa famille avec dignité. L’enfance de Fernand se passa donc dans cette commune du Pays d’Othe où la famille se consacra à l’agriculture. Fernand fut un excellent élève «  toujours premier », mais ne put continuer ses études.

En 1939, les débouchés pour les familles nombreuses étaient assez réduits. Fernand s’engagea dans l’armée de l’air et fut envoyé en Syrie. Mais la débâcle vint et Fernand déserta pour ne pas servir Pétain. Il dut se cacher dès le début de l’occupation.

Dans la brochure (1) où il raconte sa Résistance, il explique que de nombreux actes de refus de l’occupation se produisirent dès 1940.

« On peut dire que, d’actes isolés en actes isolés, les idées de la résistance naquirent, alimentées à la source de l’hostilité grandissante à l’occupation et au refus de la défaite et de ses conséquences. » On connaît la suite, Fernand fut un des premiers à rejoindre le combat. Dans le pays d’Othe, Edouard BAUDIOT («  Marius  »), était le patron du B.O.A en liaison avec Londres. Ses deux lieutenants furent Gabriel COUILLARD (« Bihel ») et Fernand IBANEZ (« Nando »).

Cette position permit aux maquis FTPF (dont celui de Gagnière et Nigond à Suy (Chailley) de récupérer les armes nécessaires à l’activité du maquis. Celui du bois de Villiers (appelé maquis de Saint-Mards) fut attaqué le 20 juin. 27 combattants y perdirent la vie.

A la Libération, Fernand s’engagea suivant l’armée Patton pour continuer la lutte contre le fascisme jusqu’en Allemagne. Il est nommé lieutenant. Il refuse ensuite de s’engager en Indochine. Il critique dans des tracts et dans la Dépêche de l’Aube, le comportement de l’armée française. Il est alors convoqué par le tribunal militaire et dégradé. C’est l’époque du procès de Henri Martin. Démobilisé, il s’engagea dans la lutte politique avec les communistes. En 1947, il fut secrétaire de la section d’Aix en Othe. Il intégra ensuite le Comité fédéral en 1949 et devint permanent à l’organisation. Il fut aussi responsable des questions agricoles. Il s’occupa également de l’ANACR dont il devint vice-président dans l’Aube puis président du Jura. Il était chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre.

C’est à Dole (39) où il habitait qu’il s’est éteint le 24 septembre dernier. Une cérémonie officielle a été organisée le vendredi 2 octobre à Saint-Mards, puis à la Mivoie où ses cendres furent répandues autour du monument. Plusieurs discours furent prononcés, mais personne ne pensa à dire que Fernand fut sa vie durant un militant exemplaire de son parti. Un comble, quand on sait les responsabilités qu’il eut dans l’Aube !

Nous adressons à sa compagne et à sa famille nos plus vives condoléances.

(1) « Si la Résistance m’était contée » édité par la section de l’ANACR d’Aix en Othe.

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