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ASSOUPLISSEMENT SANITAIRE ET EMBROUILLE PÉDAGOGIQUE

Éducation nationale

vendredi 14 août 2020 , 236 : visites , par LDA

Distanciation allégée, partage d’objets possible mais port du masque renforcé : le nouveau protocole sanitaire s’allège encore, mais ne dit rien des conditions réelles de la rentrée scolaire.

1100 suppressions de postes prévus dans le secondaire selon le SNES-FSU malgré 25000 élèves de plus

Voici que surgit, au beau milieu des vacances, une nouvelle version des règles sanitaires à suivre pour les établissements scolaires. La troisième, si l’on a bien compté. Les principales modifications vont vers un allègement des contraintes imposées jusqu’à la fin de la précédente année scolaire. L’objectif est clair : permettre le retour en classe de tous les élèves.

Dans les classes et tous les espaces clos (cantines, bibliothèques…), « la distanciation physique n’est plus obligatoire lorsqu’elle n’est pas matériellement possible » ou « qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves ». Autrement dit, la priorité est l’accueil de tous, et la distanciation devient secondaire.

Des recommandations contradictoires qui ont conduit des enseignants à ironiser : «  la distanciation, sauf quand il n’y a pas la place  » ou « le port du masque, sauf si on n’a pas de masque  »… La distanciation physique n’est plus requise dans les cours de récréation. De plus, « l’accès aux jeux, aux bancs et espaces collectifs extérieurs est autorisé ». Les élèves vont de nouveau pouvoir interagir. Dernier point d’assou plissement : « La limitation du brassage entre classes et groupes d’élèves n’est plus obligatoire.  » Elle ne l’est plus non plus dans les transports scolaires. Toutefois, les établissements sont invités à « limiter les regroupements et les croisements importants ». On s’achemine ainsi vers une rentrée où, tenus de respecter la distanciation physique dans les magasins, les élèves arriveront ensuite dans des établissements scolaires où ces règles ne s’appliqueront peut-être pas…

«  Ce protocole est totalement à contre-courant  »

Le port du masque se voit en revanche renforcé. Tous les élèves de plus de 11 ans (donc à partir du collège…) « doivent porter le masque de protection, dans les espaces clos et extérieurs, lors de leurs déplacements », mais aussi « en classe lorsque la distanciation d’un mètre ne peut être garantie ». Les familles restent tenues de fournir ces masques à leurs frais. Aucune aide spécifique n’est envisagée. Les adultes, eux, restent tenus de le porter, sauf quand ils sont à plus d’un mètre des élèves. On retire de ce texte l’impression étrange que le ministère de l’Éducation prend à rebours les signaux d’une possible reprise de l’épidémie. « Ce protocole est totalement à contre-courant », a d’ailleurs commenté la porte-parole du Snes-FSU (Sophie Vénétitay). Surtout, à 3 semaines de la rentrée, ni les enseignants ni les familles ne sont fixés sur la manière dont elle va se dérouler. Alors que des pays voisins, comme l’Italie, opèrent un recrutement massif d’enseignants pour favoriser un travail à effectifs réduits, rien de tel en France.

Au contraire même : ce sont des réductions de postes qui sont prévues dans le secondaire. Et toujours aucun aménagement des programmes en vue, malgré le retard pris par tous les élèves…

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