“Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie.” Carl Gustav Jung

L'Humeur
  • LE VIOL
  • 7 août 2020,
    par Malicette
  • J’ai revu sur FR3, le Viol, cet émouvant film d’Alain Tasma tourné en 2017. La société française a beaucoup évolué depuis l’époque reculée du droit de cuissage, droit en fait inexistant, mais fort utilisé. Le viol est pratiqué dans toutes les guerres, (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • LA DÉCONFITURE
  • 7 août 2020
  • La voili, la voiça, la « 5G » et ses hordes de gigabits. Ratiboisé le smartphone à gazogène et sa poussive 4G. « Has been », disent les fabricants de (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2020 > AOUT 2020 > N° 1611 > L’EXIGENCE D’UN NOUVEAU MODÈLE INDUSTRIEL

L’EXIGENCE D’UN NOUVEAU MODÈLE INDUSTRIEL

Europe

vendredi 7 août 2020 , 288 : visites

Plusieurs organisations européennes ( PCF, PTB, DGB, DÉI LÉNK, Parti de la Gauche Européenne, DIE LINKE ), ont signé une déclaration commune à propos de la Smart.

La décision du groupe Daimler de céder son site de Hambach en Moselle est un grave coup porté à toute une région. Ce groupe annonçait déjà une délocalisation de la production smart en chine en avril 2019. Cela témoigne d’un modèle de gestion qui sacrifie les salariés et la population pour le seul intérêt des actionnaires. Nous refusons cette logique destructrice.

La nature du groupe décideur, la localisation du site, comme la forte résonnance de ce projet industriel inauguré en grande pompe par Helmut Kohl et Jacques Chirac en 1997 donnent à ce séisme social une dimension franco-allemande et européenne. Ce site est un atout industriel moderne et financé largement par les contributions publiques, et ce depuis sa création. Cela suppose, à minima, le statut d’une propriété partagée publique privé !

Les forces progressistes politiques associatives et syndicales, les femmes et les hommes de gauche et écologistes ne peuvent rester sans réagir devant une telle situation. Nous témoignons d’abord de notre pleine solidarité aux salariés et salariées mobilisés pour défendre leur outil de travail.

Nous appelons les gouvernements respectifs à empêcher la vente du site Dans un contexte de grave crise sociale, économique et politique, la décision du groupe Daimler porte non seulement un grave préjudice aux salariés et à la population concernée mais aussi aux relations franco-allemandes et à l’Europe. Les délocalisations de productions, la mise en concurrence des salariés au-delà d’une frontière contribuent au rejet de la politique, de l’Europe et favorisent la montée des idées nationalistes. Elles contribuent également à l’appauvrissement des populations et à la régression sociale.

L’avenir de l’automobile en Europe est une question stratégique Il suppose des réponses nouvelles qui associent les exigences sociales et écologiques. Cela passe par la remise en cause des exigences des seuls actionnaires.

A l’échelle de l’Europe, des nouvelles coopérations sont nécessaires et des nouveaux modes de gestion qui associent les puissances publiques et les représentants des salariés aux décisions stratégiques. Il faut sortir des logiques de gestion financières pour affronter les défis nouveaux.

La mobilisation des ressources au service d’un véhicule plus propre et plus économe (moteur thermique ou électrique) doit s’accompagner d’une relocalisation des productions et d’une réduction du temps de travail (32 h/semaine, retraite à 60 ans). La crise du coronavirus a mis en évidence la fragilité du modèle de développement économique actuel et l’urgence de sortir des politiques néo-libérales. Les partis et organisations signataires et les citoyens appellent les gouvernements français et allemand et les instances européennes à imposer à Daimler l’arrêt du processus de vente.

Les instances politiques des Etats et de l’Europe doivent s’imposer dans le jeu des grands groupes pour réorienter leurs stratégies afin d’imposer la prise en compte des exigences sociales et écologiques à l’échelle du continent et le dépassement de la libre concurrence.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|