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Politique - Aube

DEUX DÉPUTÉS AUBOIS VEULENT PUNIR CEUX QUI FILMENT LES BRUTALITÉS POLICIÈRES

DEUX DÉPUTÉS AUBOIS VEULENT PUNIR CEUX QUI FILMENT LES BRUTALITÉS POLICIÈRES

vendredi 12 juin 2020 , 155 : visites

Les députés aubois LR, Valérie Bazin- Malgras et Gérard Menuel, tous deux proches de François Baroin ont cosigné la proposition de loi visant à interdire la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de vidéo des forces de l’ordre pendant leur service.

Cette initiative suscite de vives critiques à gauche et parmi de nombreuses associations et syndicats, au moment où une vague d’émotion considérable déferle sur les États-Unis et dans le monde entier après la mort de George Floyd lors de son interpellation par la police. Cette interpellation a été filmée et cela a grandement participé à la dénonciation des méthodes utilisées. En France aussi, cette pratique citoyenne permet de mettre au jour certaines violences policières. Mais cette situation irrite toujours les policiers. Les députés LR souhaitent ainsi exaucer un voeu qui leur est cher : punir sévèrement ceux qui diffusent des images de brutalités policières.

Remise en cause de la liberté d’informer.

À la demande du droitier syndicat Alliance Police, le texte présenté par le non moins droitier, Éric Ciotti prévoit de fragiliser la loi de 1881 sur la liberté de la presse en infligeant une amende maximale de 15 000 euros et un an d’emprisonnement. Pourtant, filmer un policier dans l’exercice de ses fonctions relève du droit d’informer. La loi autorise aussi les citoyens à le faire dans l’espace public et à diffuser ces images, à des fins strictement informatives. Officiellement, Ciotti souhaite garantir la sécurité des agents. Mais il cible surtout l’application citoyenne Urgence Violences Policières, créée par le collectif Urgence notre police assassine ! cofondé par Amal Bentounsi, soeur d’Amine Bentounsi tué en 2012 d’une balle dans le dos. Ce nouvel outil permet de filmer les interventions des policiers avec son smartphone, et les images sont envoyées directement sur les serveurs du collectif, avec une géolocalisation de l’endroit où se déroule la scène.

En fait ce texte est une remise en cause inacceptable de la liberté d’informer. Le syndicat national des journalistes (SNJ) n’a pas attendu pour dénoncer « une nouvelle tentative de museler l’information  ». On y verrait presque là, de la part des Républicains, une tentative “à la Trump ” d’envoyer un message à leur électorat le plus droitier, histoire de ne pas se faire coiffer sur ce coup-là, par le parti d’extrême- droite lepéniste.

La vraie nature de la droite

On voit bien à travers cette proposition de loi, la vraie nature de la droite : opportuniste, conservatrice à souhait. Elle ne rate jamais l’occasion de revenir à ses fondamentaux comme c’est le cas d’ailleurs sur les questions économiques et de l’emploi où elle a fait le service après-vente, au lendemain même du confinement, de la proposition du Medef de remise en cause des 35H et des congés payés et de baisse des salaires.

Et de François Baroin

Y retrouver en co-signataires ces deux députés aubois, proches de François Baroin, doit alerter celles et ceux qui le verraient encore comme «  un modéré ». Il nous démontre en fait régulièrement le contraire. Maire de Troyes, il mène une politique sociale sans aucune solidarité pour les 25% de familles troyennes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Président de TCM, ses non-choix concernant le développement des pistes cyclables, des transports publics et de leur gratuité, ou bien encore concernant la construction de l’incinérateur Véolia, démontrent un conservatisme réactionnaire à toute épreuve ; de la même manière, le Ministre de l’économie qu’il a été s’était montré particulièrement zélé pour mettre en oeuvre les mesures ultra- libérales et anti-sociales du président Sarkozy. Doit-on rappeler aussi, s’il en était besoin, qu’il était soutien à l’élection présidentielle de 2017 de François Fillon, qui promettait de passer la Sécurité Sociale à la moulinette des assurances privées et qu’il était pressenti pour devenir son Premier ministre ?

J P C

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