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Retraites

les pièges du “grand bond en arrière”

vendredi 28 février 2020 , 215 : visites , par LDA

Le débat de fond a surgi sur la réforme des retraites grâce à la bataille d’amendements menée par les groupes d’opposition. Au grand désespoir des macronistes, qui refusent de voir la réalité du texte et ne savent pas comment défendre la loi inique concoctée par le gouvernement.

Le “grand bond en arrière” Ils ne savent plus quoi répondre. Le débat parlementaire sur la réforme des retraites a tourné au calvaire pour les députés LaREM. Ils éludent, renvoient à la conférence de financement, grossissent les défauts du régime actuel, vitupèrent, mais ne répondent pas sur le fond. « Il n’y a aucune garantie dans ce texte  », martèlent les élus de gauche. Quel sera le niveau des pensions ? Quel sera l’âge de départ à la retraite ? Quels droits seront liés à la pénibilité, au chômage, aux enfants ? Silence radio du côté des macronistes. Poussée dans ses derniers retranchements, la rapporteuse du volet organique de la loi a même répondu par un édifiant lapsus. «  Nous vous proposons un grand bond en arrière !  » a asséné Cendra Motin, sous les applaudissements des élus de la majorité... qui n’ont même pas entendu le cruel aveu. Tout comme ils n’écoutaient pas les démonstrations réalisées par les députés d’opposition. Rien !

Ils ont épluché le projet de réforme et l’étude d’impact dans tous les sens : rien. «  C’est incroyable, malgré tous nos efforts pour connaître la réalité de votre loi, nous ne savons toujours pas quel est l’âge d’équilibre à partir duquel les salariés pourront faire valoir leurs droits à taux plein », s’étouffe Fabien Roussel. «  Dans l’étude, on parle de 65 ans, mais dans la loi, il n’y a rien ; dans vos propos, il n’y a rien !  » ajoute le secrétaire national du PCF. « C’est un système à points  », répondent en choeur les macronistes, comme si cela devait tout expliquer ! N’ayant pas convaincu la majorité, les élus ont déposé des amendements. Les communistes Pierre Dharréville et Stéphane Peu invitent ainsi à interdire de désindexer les retraites par rapport à l’inflation, puis à fixer a minima des pensions à 75% des salaires perçus pendant la carrière. Répoussé avec morgue par le rapporteur Modem Nicolas Turquois.

Qui aura moins et qui aura plus, du coup ? « Vous avez décidé de câliner les plus riches, de faire payer les plus pauvres, d’humilier les agriculteurs, de renoncer à la parole donnée !  » dénonce le député PCF Sébastien Jumel. En cause, l’abandon de la promesse de Macron d’augmenter les pensions des agriculteurs déjà retraités à 85% du Smic. «  Le président dit qu’on n’a pas les moyens, mais on a trouvé les moyens de rendre 4 milliards d’euros au 1% de Français les plus riches ! »

Des “revalorisations” renvoyées à plus tard Pour tenter d’apaiser les professions qui craignent d’être particulièrement pénalisées par la réforme des retraites, le gouvernement promet d’hypothétiques revalorisations de salaires. « Comment s’opposer à une réforme qui offre enfin l’occasion d’augmenter les salaires des enseignants et des chercheurs ?  » fait mine de s’interroger Agnès Firmin-Le Bodo, députée Modem. Un raisonnement curieux, dans la mesure où on peut très bien revaloriser les enseignants sans réformer les retraites… Le ministre Blanquer a annoncé que les enseignants débutants gagneraient 100 euros de plus net par mois à partir de 2021, mais le flou persiste selon Francette Popineau, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU : « Qui sera concerné ? Les professeurs stagiaires ou bien les titularisés ? S’agira-t-il de salaire ou de prime ?  » La syndicaliste estime que les hausses ne corrigeront pas les effets du projet de loi : « Nous avons calculé que les enseignants perdront entre 600 à 900 euros de retraite avec la réforme.  »

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