L’affirmation de la paix est le plus grand des combats. » Jean Jaurès

L'Humeur
  • RETRAITES MALTRAITÉES
  • 28 février 2020,
    par Malicette
  • Le grand mouvement syndical contre les retraites a été méprisé par Macron. Cette volonté d’être, contre toute logique, le commis du patronat, laissera des traces à l’avenir. Il paiera un jour son entêtement antirépublicain. Si les opposants de la réforme (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 28 février 2020
  • Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, doit-il être extradé, c’est-à-dire livré, aux États-Unis, qui l’accusent d’espionnage ? WikiLeaks a permis (...)

  • Lire la suite
Accueil > l’hebdo > 2020 > FEVRIER 2020 > N°1588 > Inégalités

Inégalités

la vulnérabilité, ça n’arrive pas qu’aux autres

vendredi 28 février 2020 , 217 : visites , par LDA

La fragilité n’est pas le fait d’un public restreint. Les deux tiers des Français peuvent être confrontés au cours de leur vie à l’une de ses formes (pauvreté, santé dégradée, solitude…), souligne une étude récente de Crédoc.

Exclus contre inclus, gagnants de la mondialisation contre perdants, France périphérique contre centres urbains : le vocabulaire médiatique ne cesse de dresser un portrait en noir et blanc de la France. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), tout juste publiée, bat en brèche ces catégories simplistes. En réalité, les deux tiers des Français sont, à moment ou à un autre de leur vie, touchés par un des six domaines de fragilité identifiés par les chercheurs : pauvreté, santé, emploi, logement, isolement, relégation territoriale. Un chiffre sans doute en dessous de la réalité, l’enquête sur le ressenti des Français réalisée à l’automne 2018 n’ayant pas pu prendre en compte les publics les plus fragiles, comme les sans-domicile et les personnes en Ehpad. « La ligne de partage souvent dressée entre, d’une part, les individus maîtres de leurs destins et, de l’autre, des publics dits fragiles semble très largement fantasmée », résument les chercheurs.

Si autant de Français sont touchés par une forme ou une autre de vulnérabilité, c’est d’abord parce qu’elle n’est pas un état de fait intemporel en lien avec une individualité, comme le laissent entendre les discours qui stigmatisent certaines catégories de population. Être fragile correspond à « des moments de la vie, des accidents de parcours, qui peuvent faire basculer une personne dans une situation où l’écheveau des difficultés devient complexe à démêler », notent les auteurs.

Chômage, séparation, maladie suffisent à faire “plonger”

Ce n’est pas un « destin ». Chômage, séparation, maladie suffisent à faire plonger. Le Crédoc résume cet enchaînement infernal : « Le divorce est une cause avérée de surendettement qui lui-même peut conduire au mal-logement, pouvant entraîner des problèmes de santé et, de manière corollaire, d’emploi. » L’enquête invite à s’intéresser aux aspects cumulatifs des vulnérabilités. Un tiers des Français sont concernés. Parmi les plus affectés, deux catégories «  ont en commun la faiblesse du lien social et de l’appui des pouvoirs publics ». Les 11% des Français dont la fragilité est d’abord liée à l’isolement sont aussi touchés par la pauvreté économique, les problèmes d’accès à l’emploi ou au logement.

Pour l’essentiel des femmes, plus souvent célibataires et sans enfant. Deuxième groupe particulièrement pris dans la spirale infernale des difficultés, les Français dont le principal marqueur est la relégation territoriale et qui cumulent le plus de facteurs de fragilité. Ils sont les moins diplômés, les plus touchés par le chômage et par les bas revenus. À l’autre bout de l’étude, il reste le tiers de ceux qui ne sont pas affectés par les aléas de la vie. Souvent propriétaires, ils se démarquent du reste des Français par leur fort taux de « confiance dans les institutions ». Une confiance qu’ils accordent même «  au gouvernement actuel pour résoudre les problèmes qui se présentent ».

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|