Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable."

Tzvetan Todorov Linguiste

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Budget 2020

le transfert d’argent public au privé continue

vendredi 1er novembre 2019 , 95 : visites , par LDA

“Le capitalisme est à bout de souffle”, disait Emmanuel Macron en début d’année. Avec le budget 2020, il lui redonne de l’air. Dans les faits, il poursuit le transfert massif vers le secteur privé de l’argent public.

De toutes parts tout éclate, tout explose sous l’effet d’années de réductions des dépenses sociales utiles. Multiplication des incidents voir des accidents à la SNCF, asphyxie des hôpitaux et de l’ensemble du système de santé, aggravation du malaise à l’école, manque criant de moyens pour la justice et les services de sécurité et de gendarmerie, pompiers pompés, communes et départements aux moyens violemment rabotés. La liste est longue des dégâts provoqués par l’austérité au nom des absurdes et inefficaces critères des traités européens, eux-mêmes calqués sur ceux des grandes institutions financières internationales.

Alors que la discussion sur la préparation du budget devrait faire l’objet d’un débat public avec le gouvernement et les parlementaires, tout est fait pour que nos concitoyens n’aient aucune prise sur les choix à faire. Tout est fait pour les déconnecter de la vie concrète. Tous les citoyens en subissent les conséquences et le pouvoir n’a de cesse de diviser les salariés. Ce qu’il vient de faire avec la SNCF et l’insécurité et que mettent en lumière les cheminots. La même démarche de mépris et de morgue est opposée aux enseignants, aux hospitaliers ou aux pompiers. Le gouvernement ne se place plus du tout du point de vue de l’intérêt général. Il applique avec zèle, comme un vulgaire commissaire politique, les injonctions des puissances d’argent qui en demandent sans cesse plus. Ainsi, l’austérité budgétaire n’est pas la conséquence d’une nécessité mais du choix de transférer de plus en plus de moyens destinés aux biens communs vers les détenteurs de capitaux et de patrimoines.

Ne pas se laisser prendre aux tentatives de division

On pourrait donc commencer à apporter des réponses en créant, aux côtés de la Caisse des dépôts et de la Banque publique d’investissement, un fonds de développement des services publics de 100 milliards d’euros, nourri par des prêts à taux négatifs auprès de la Banque centrale européenne. Ceci permettrait à la fois du mieux-être pour les agents, les usagers... tout en prenant le chemin de la transition écologique.

Le budget prévoit la suppression de 5 000 postes d’agents du ministère de la transition écologique. Depuis 2018, les redevables de l’ISF ont réempoché 10 milliards d’euros, et les entreprises qui profitent du système dit de la flat-tax 5 milliards d’euros, en plus de la diminution de l’impôt sur les sociétés qui s’élève à plus de 15 milliards. À quoi on peut ajouter le cadeau des 45 milliards du CICE. Nous assistons donc bel et bien à un transfert d’argent public vers le privé, sans contrepartie pour le travail et les services publics. Le combat populaire et unitaire pour la justice fiscale, le développement et la démocratisation des services publics ne doit donc pas faiblir. Les cheminots, les personnels de santé... ne se liguent pas contre les usagers ou les patients, mais contre des choix au service des puissances d’argent. Il convient dès lors de ne pas se laisser prendre aux tentatives de division. Que de contorsions déployées pour tenter de contourner la mobilisation et l’unité qui montent contre une contre-réforme des retraites qui, elle aussi, n’a que pour objectif que de nourrir les fonds privés d’épargne-retraite en cours de constitution !

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