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Kurdes

le coup de poignard dans le dos

vendredi 11 octobre 2019 , 4 : visites , par LDA

Après plusieurs mois de menaces, d’intimidations et de bruits de botte, la Turquie prépare, avec l’assentiment de Trump, une nouvelle offensive criminelle contre le Kurdistan de Syrie. En annonçant leur retrait, les États-Unis livrent les kurdes à la furie d’Erdogan.

C’est d’abord un coup de poignard dans le dos et une trahison comme il y en eut quelques-unes dans l’histoire, aux conséquences dramatiques. La décision de retrait des forces spéciales américaines de Syrie, annoncée par Donald Trump, aura pour conséquence immédiate de livrer les forces kurdes syriennes à la Turquie. Pour le président turc Erdogan, et alors même que ce sont ces forces qui, avec un courage et une détermination exceptionnels, dont ont témoigné des reportages évoquant notamment le rôle des combattantes, ont fait face à l’État islamique, les Kurdes seraient des “terroristes” qu’il faut éliminer par tous les moyens, à l’intérieur de la Turquie, comme en Syrie.

On sait que, question moyens, Erdogan ne recule devant rien, comme l’a amplement montré la répression après le coup d’État avorté de 2016. Mais la décision du président américain a encore d’autres conséquences. Elle ouvre la voie à un regain de combativité de Daech, alors même que la guerre contre le fanatisme destructeur semblait désormais largement gagnée. Elle annonce une nouvelle déstabilisation de la région, en redonnant du champ, aussi bien à Bachar Al Assad, qu’à l’Iran. On peut se demander, d’ailleurs, si tel n’est pas le seul but recherché pour créer les conditions d’un affrontement, en spéculant cyniquement sur un nouvel embrasement de la région. Dans le même temps, Donald Trump, empêtré dans ses affaires de connivence avec des puissances étrangères, entend sans doute aussi faire diversion en faisant croire que seuls les intérêts américains comptent pour lui.

Un certain esprit “munichois”

Sa décision fait des remous aux États-Unis, y compris chez les républicains. L’ONU, à l’occasion d’une conférence de presse, a déclaré « se préparer au pire ». En France, seul le ministère des Affaires étrangères a pour le moment réagi en invitant la Turquie à éviter « toute initiative unilatérale », mais sans dire un mot sur la décision de Trump. Une prudence qui n’est pas sans rappeler un dénommé Ponce Pilate, voire aussi un certain esprit « munichois ». Réagissant à cette nouvelle, le Parti communiste français a rappelé que « la Turquie d’Erdogan a apporté son soutien aux organisations islamistes et s’est engagée dans une politique d’extension territoriale en Syrie et en Irak. [...] Les troupes turques et leurs supplétifs vont se livrer à des pillages, des destructions et commettre des crimes contre les droits humains comme ce fut le cas à Afrin. Ankara entend opérer un nettoyage ethnique pour chasser les kurdes de leurs terres comme elle l’a déjà fait avec les Arméniens. [...] Aux abois dans son propre pays, sanctionné par ses électeurs, Erdogan se lance dans une fuite guerrière afin de coaliser un électorat ultra-nationaliste. » Le PCF condamne solennellement l’invasion qui se prépare et appelle le gouvernement de la France à saisir en urgence le Conseil de sécurité. Les Kurdes doivent être placés sous protection internationale pour éviter de criminels massacres alors qu’ils incarnent la paix et la démocratie au Moyen-Orient. Le Parti communiste s’associera à toutes les initiatives de solidarité avec les Kurdes.

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