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Formation professionnelle

L’AFPA toujours EN VIGILANCE ROUGE

vendredi 2 août 2019 , 29 : visites , par Rémi

Le député communiste Pierre Dharréville a réuni à l’Assemblée Nationale des parlementaires et des représentants du personnel de l’AFPA pour mettre en place une risposte constructive aux fermetures de centres. Romilly-sur-Seine est sur la liste des centres biffés par la direction nationale de cet organisme.

La casse des services publics continue, quel que soit le domaine. L’Afpa, Agence de formation professionnelle publique, est désormais sur la sellette. Mi-juillet, Pierre Dharréville, député du PCF, a réuni parlementaires de tous bords et représentants des personnels de l’Afpa (CGT et SUD), à l’Assemblée nationale. Tous s’alarment de la destruction programmée d’un outil qui fonctionne. Alors que la direction prévoit la suppression d’environ 1 500 postes (un quart des effectifs) et de 34 centres, dont celui de Romilly-sur-Seine, sur les 202 existants, l’État regarde ailleurs. Tout comme la Région ou le député de la circonscription, Gérard Menuel, interpellés à ce sujet sur l’avenir du centre romillon. Les résultats de l’Afpa sont pourtant excellents. Avec 125 000 stagiaires chaque année, dont 75 000 demandeurs d’emploi, l’agence peut afficher « des résultats supérieurs aux autres organisations », a expliqué le représentant de la CGT Afpa, avec un actif sur huit en France formé en son sein. « Le taux de retour à l’emploi après un passage à l’Afpa est de 68% dans les six mois. Il s’agit du plus élevé de tous les centres de formation », abonde Pierre Dharréville. De très bons chiffres pourtant ignorés au sommet. Sur les 34 structures menacées de fermeture, plus des ⅔ ont un excédent brut d’exploitation positif. Quant aux arguments mis en exergue concernant des centres déficitaires, ils ne sont pas recevables, réfutent les représentants des salariés : «  L’Afpa est bénéficiaire compte-tenu des embauches et donc des créations de richesses. Les demandeurs d’emploi formés sortent du coût du chômage  ».

Prendre la mesure de l’urgence

« L’Afpa a toutes les qualités pour relever le défi de la sécurisation des parcours et des transitions professionnelles indispensables à la transition écologique. Dès lors, pourquoi la casser ? », interroge Pierre Dharréville qui avance une proposition : « L’État a une responsabilité majeure dans cette situation. Un certain nombre de commandes publiques pourraient être faites à l’Afpa. Quinze millions d’euros sont prévus sur cinq ans pour le plan d’investissement sur les compétences. L’Afpa peut être utile et y répondre. » Catherine Ribot, la secrétaire adjointe de la CGT Afpa, estime qu’il y a besoin d’un service public de la formation professionnelle dans ce pays. Il faut prendre la mesure de l’urgence de la situation, plutôt que de laisser l’Afpa « crever à petit feu ». Des députés ont en ce sens écrit au premier ministre et demandé à être reçus ensemble. Ils n’ont pour l’instant pas reçu de réponse. La direction de l’Afpa a de son côté décidé de retirer son plan et d’en présenter un autre qui prenne en compte la prévention des risques psychosociaux pour les salariés. Elle fait en parallèle appel de la décision du tribunal de grande instance de Bobigny, qui avait suspendu le premier plan. Fermer des centres reviendrait à renoncer aux missions centrales de l’agence publique : lutter contre le chômage, former tout au long de la vie et garantir l’accès à l’emploi pour les personnes les plus éloignées du monde du travail. Pour l’heure, à Romilly-sur-Seine, et partout en France, les opposants à la casse de l’organisme public de formation, ne baissent donc pas la garde.

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