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CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE

Les militants communistes seraient-ils dans le collimateur de la préfecture de l’Aube ?

samedi 20 avril 2019 , 38 : visites

Le Conseil constitutionnel vient de censurer l’article 3 de la loi dite «  anti-casseurs  » qui aurait permis à l’autorité administrative, via le préfet, d’empêcher une personne d’aller manifester. C’est un désaveu de l’exécutif et une victoire importante pour les droits et libertés face à une disposition qui les menaçaient. Cependant, les consignes autoritaires et sécuritaires comme réponse au mouvement social et au mouvement des gilets jaunes semblent être une option d’actualité dans le département de l’Aube. Depuis quelques jours, plusieurs militants du Parti communiste Français et de Lutte Ouvrière en ont fait l’amère expérience.

Début avril, des militants de LO, qui distribuaient un tract aux ouvrier-es de l’usine Lacoste à 7 h le matin ont été amendés de 130 euros parce qu’ils empiétaient sur la voie publique. La semaine dernière, ce sont des militants du PCF qui ont été sommés par la police de remballer leur trépied alors qu’ils étaient comme de coutume en train de distribuer sur le marché des Chartreux. Cette semaine, c’est a nouveau une militante communiste qui a été suspectée de... « démarchage abusif  » alors qu’elle distribuait dans les boîtes à lettres, notre journal de La Dépêche de l’Aube. C’est, cette fois, la police municipale de St-André-Les-Vergers qui a fait du zèle, lui demandant de présenter sa carte du PCF : du jamais vu ! Faudrait il être membre d’un parti politique aujourd’hui pour distribuer un journal ? Quoi qu’il en soit, malgré que le Conseil constitutionnel ai rejeté une douzaine d’articles de cette fameuse loi, on voit bien comment, dans le climat ambiant, les libertés individuelles peuvent être remises en cause par la simple interprétation de tel ou tel agent des forces de l’ordre, ou d’un préfet plus ou moins zélé. On imagine aussi les facilités répressives que de telles dispositions impliqueraient, si un gouvernement moins attaché aux libertés individuelles devait accéder un jour au pouvoir. Toutes les lois qui étendent le pouvoir administratif vis-à-vis des libertés fondamentales, doivent être combattues de haute lutte.

PASSY CONNH

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