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Romilly-sur-Seine - Budget municipal

le bon samaritain... qui fait les poches de ses ouailles

vendredi 29 mars 2019 , 181 : visites , par Rémi

Prompt à faire mousser les mesurettes de sa politique, le maire de Romilly n’a, en réalité, eu de cesse de faire les poches des Romillons, les plus modestes en particulier. C’est ce qu’ont démontré les élu.e.s PCF et partenaires au conseil municipal du 22 mars dernier

«  Il n’y a pas de quoi pavoiser », juge Fethi Cheikh qui est intervenu sur le budget municipal 2019 au nom des élu.e.s communistes et partenaires. 5ème budget du second mandat d’Éric Vuillemin qui avait pris le pli d’accuser... ses « prédecesseurs  » pour justifier sa politique. « Le problème, c’est que cette fois ‘les prédécesseurs’, c’est vous ! » lui a opposé l’élu PCF. Alors qu’une opération de com’ était préparée autour d’une baisse des taux de la taxe foncière et de la contribution foncière des entreprises (CFE), les conseillers municipaux ont relativisé : elle « devrait représenter une somme de moins de 7 000 euros pour l’ensemble des contribuables assujettis à la TF. Autrement dit, quasiment rien  ! » « Il n’y a pas de quoi pavoiser  », en effet. En particulier dans le domaine de l’emploi, puisque d’un peu plus de 900 demandeurs d’emploi à l’arrivée d’Éric Vuillemin, Romilly en compte 2020 (catégories A,B,C) à fin décembre 2018. Ce qui se traduit par de nombreux départs de la ville, «  preuve s’il en était que la situation est loin d’être idyllique  ». Revenant sur la récente déclaration du maire, ayant pris comme bouc-émissaire d’une situation où il porte une grande responsabilité, l’agence locale de Pôle Emploi, les communistes ont fait la demande « d’inviter lors [du] prochain conseil municipal les responsables de Pôle Emploi pour avoir un temps de travail sur la réalité de la situation de l’emploi de notre ville et les moyens de l’améliorer dans le cadre [...] d’échanges respectueux et constructifs ». Le bon sens opposé à un maire qui roule les biceps et reste coi pour la fermeture du technicentre et celle annoncée de l’AFPA.

Un prélèvement de 1,5 million dans les poches des Romillons Si, ont calculé les élus communistes, les impôts locaux directs (TH et TF) étaient restés comme en début de mandat (2014), le produit cumulé aurait été de 46 millions d’euros. Mais avec la suppression de l’abattement général à la base sur la taxe d’habitation et les diverses mesures décidées par la droite, la commune a perçu ou percevra avec ce budget 47,5 millions d’euros. Pour les années 2015-2016-2017, les décisions de la majorité municipale ont conduit à une ponction supplémentaire de près d’1,5 million d’euros dans les poches des Romillons, frappant surtout les foyers les plus modestes.

Réduction des subventions de l’État, plaidait le maire... Objection, Votre Honneur ! Sans entrer dans le détail, le manque à gagner pour la ville au cours de la période de 2015/2019 peut être évalué à 740 000 euros, alors que le cumul des augmentations des taxes d’habitation et foncières, depuis 2014, s’est élevé à 1,4 million d’euros ! Soit deux fois plus que la perte de recettes sur les dotations de l’État. Mieux, alors que la Dotation de solidarité urbaine (DSU), versée par l’État aux villes à fortes difficultés sociales, a progressé de 80% sur cinq ans, la majorité, au cours de la même période, a baissé la subvention du Centre communal d’action sociale, le privant de 786 000 euros. «  Nos concitoyens n’en peuvent plus de cette conception de la vie politique qui consiste à tout promettre et ne rien tenir, qui consiste à cacher les choses avant les élections et toujours faire payer les mêmes, après les élections  », a déclaré Fethi Cheikh au terme de son intervention.

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