S’attaquer au réchauffement climatique, c’est d’abord s’attaquer aux 100 multinationales qui sont à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre.” Ian Brossat

L'Humeur
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Loi “anti-casseurs”

bienvenue au pays du libéralisme autoritaire

vendredi 15 février 2019 , 278 : visites , par LDA

Bras dessus-bras dessous, macronistes et Républicains ont voté la loi “anti-casseurs”. Ce que n’a pu faire une extrême droite qui s’est fait violence, mais prise à son jeu trouble politicien du moment. Les député.e.s communistes font partie des 92 à avoir voté contre

Mardi 5 février : sans surprise, la “majorité” a voté ce qui restera dans notre Histoire républicaine comme l’une des taches maculant ce qu’il nous reste de valeurs authentiquement collectives. La Macronie est-elle devenue l’antichambre de la droite extrême, tout droit inspirée du XIXème siècle le plus répressif ? Antichambre dans les fauteuils de laquelle Les Républicains font salon. Bien calée sur le coussin de perfidies politiciennes à l’encontre de la droite qui marche, la droite assise a voté cette loi, à l’image des deux député.e.s aubois, M. Menuel et Mme Bazin-Malgras, du parti mutagène de L. Wauquiez. Eux tous auront à répondre de cette attaque contre la liberté de manifester et le droit à l’information. Députés larrons prêtant main-forte à des députés croupions qui ont ricané au nez du centriste De Courson disant son opposition à cette loi en invoquant la mémoire de ses aïeux résistants. 7 000 arrestations, 1 900 blessés, 1 000 condamnations depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes : une répression policière - et judiciaire - qui ne suffisait pas encore au pouvoir pour défendre “son” ordre établi. Bienvenue au pays du libéralisme autoritaire ! Cette loi de la peur, propice aux « notes blanches » de services ou d’officines obscurs, avec leurs Benalla, de temps à autre pris dans les filets... Craignons l’usage qui pourrait en être fait par certaines mains... « Le jour où les manifestations seront réservées aux plus déterminés, le jour où manifester sera devenu un acte héroïque, notre démocratie aura considérablement régressé. Or depuis 2015, la situation se dégrade », a fait observer dans le débat le communiste Stéphane Peu

Les vieux habits du « parti de l’ordre »

Jamais, depuis la fin de la guerre d’Algérie, les forces de sécurité publique ne se sont autant compromises dans la violence envers leur propre population. Les lanceurs de balles de défense (LBD) ne sont utilisés par aucune autre police européenne. Incontestablement, le macronisme a enfilé les vieux habits du « parti de l’ordre  ». Celui qui, de tout temps, instille les désordres économiques et sociaux, et verrouille l’expression populaire, attisant ainsi une violence qui justifie le durcissement des méthodes de maintien de l’ordre. La méthode est rodée ! Le gouvernement donc a fait voter une énième loi sécuritaire, proposée par la droite et applaudie par l’extrême droite, qui écorne une nouvelle fois les libertés démocratiques. Le droit constitutionnel de manifester se trouve désormais mis en cause, soumis à l’autorité des préfets, au détriment de l’autorité judiciaire, en contradiction avec les conventions internationales et notre Constitution. S’ y adjoint la connivence, chaque jour plus évidente, entre l’autorité politique et judiciaire. Le droit commun est peu à peu infecté par des mesures d’urgence. Serions-nous dans une situation permanente d’urgence ? D’urgence sociale, certainement, qui trouve face à elle l’éternelle matraque ! Mais tout cela démontre aussi la faiblesse intrinsèque des gouvernements qui se réclament du « consensus libéral ». Consensus pour brouiller jusqu’à le détruire le clivage entre la droite et la gauche, mais surtout un consensus sans consentement d’une majorité des citoyens, des travailleurs, des ouvriers ou employés...

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