“Les macronistes, ces personnes étranges qui veulent des contreparties aux aides sociales, mais qui distribuent sans condition des subventions aux grosses multinationales !" Ian BROSSAT

L'Humeur
  • L’HUMEUR DE MALICETTE
  • 18 janvier 2019
  • Quand la France accueillit les réfugiés espagnols, le 7 février 1939, on en fourra 1 500 aux Hauts-Clos qui n’étaient pas encore un hôpital. La Tribune de l’Aube de droite et le Petit Troyen, radical, eurent des larmes d’émotion pour parler des mères (...)

  • Lire la suite
Ecoutez-voir
  • CE QUI NOUS CHATOUILLE & NOUS GRATTOUILLE
  • 18 janvier 2019
  • Le 10 janvier à l’aube, une dizaine d’hommes du RAID s’est rendue à Pont-à-Mousson, au domicile d’un homme « soupçonné d’avoir participé à des violences (...)

  • Lire la suite

"Grand Débat"

faire sauter les cadenas posés par macron

vendredi 18 janvier 2019 , 179 : visites , par LDA

Débuté cette semaine, le "Grand débat", verrouillé et piégé par Macron, peut malgré tout être l’occasion de remettre en avant les questions du pouvoir d’achat, de la justice sociale et fiscale, et de déjouer les ruses d’un gouvernement qui refuse tout changement de cap.

Autiste ? Borné ? Le gouvernement a choisi la répression hystérique tout en multipliant les manoeuvres

« Cahiers de doléances » : l’air donné au Grand Débat National se veut révolutionnaire, le goût est réactionnaire. Pour ne pas dire de restauration monarchique. Car le roi Macron, en tous ses états bousculé par une vague sociale qui s’est révélée, au fil des « actes » hebdomadaires, beaucoup plus tenace, imaginative et collectivement intelligente que son mépris de classe le lui fait concevoir, espère se désembourber par une énième arnaque. Le gouvernement n’a pas réussi à décourager le mouvement des Gilets jaunes. Le Grand débat est donc son nouvel avatar, dont beaucoup, gilets jaunes, syndicalistes, élus et partis de gauche, pressentaient qu’il serait une manoeuvre de plus. Et c’en est bien une !

Là où le machiavélisme culmine

La lettre du chef de l’État aux français, une tribune que les journaux ont été invités à publier (ce que n’a pas fait la presse communiste), ne peut être reçue que comme une provocation de plus. Après son dernier assaut de mépris contre ceux qui voudraient tout « obtenir sans effort », le pouvoir a récidivé, en prétendant que « la société que nous voulons  » serait celle de la réussite « par l’effort et le travail  ». Pas un mot à propos des salaires, sur le pouvoir d’achat, mais l’affirmation qu’il ne rétablira pas l’impôt sur la fortune (ISF). Un cadeau de 253 800 euros par tête de pipe à 5 034 français, qui ont plus de deux millions d’euros de revenus annuels. 1,47 milliard est ainsi tombé dans l’escarcelle de quelques «  happy few » qui n’étaient pas vraiment dans le besoin, et qui ont vu leur pouvoir d’achat augmenter de cinq points. Un cadeau financé par des ponctions sur les retraites, les salaires de fonctionnaires, la destruction des services publics ou leur vente à l’encan... Et là où le machiavélisme culmine, c’est d’inviter les français à choisir les services publics à supprimer en échange d’une baisse des impôts !

Transformer colères en solutions : chiche !

Rien non plus sur l’évasion fiscale et la lutte contre la financiarisation de l’économie. L’exécutif semble ne toujours pas mesurer l’ancrage profond de la révolte : une fronde des pauvres contre les riches, de gens contraints toute leur vie à des « efforts » pour d’autres qui pillent de plus en plus le produit de leur travail. Les revendications sont pourtant sur la table. Alors qu’Emmanuel Macron reste campé sur sa popiltique d’hyper-austérité, le PCF préconise à l’inverse d’ouvrir la discussion sur tous les sujets et de faire émerger des propositions permettant d’augmenter effectivement le pouvoir d’achat, de restaurer les services publics, de mieux répartir les richesses et d’ouvrir la voie à une VIème République qui ne peut pas se réduire à une volonté démagogique de réduire le nombre d’élu.e.s. Il est urgent de répondre à la soif de justice sociale et de justice fiscale qu’expriment les français. À l’inverse de l’enfumage du pouvoir, la parole populaire doit porter fort et clair et prendre au mot le président de la République qui prétend «  vouloir transformer les colères en solutions. » Elle ne doit pas servir à cautionner des politiques d’austérité encore plus sévères. «  L’inédit surgit, qu’on le veuille ou non, dans la multiplicité des répétitions  », disait le philosophe Jacques Derrida. Face à un Grand débat où le pouvoir estime que tout aurait été dit et la voie tracée, ce week-end, verra un "Acte X" remettre les vraies revendications sur la table.

Société Nouvelle de la Dépêche de l’Aube, 22 ter rue Anatole France- 10000 TROYES. Tél 03 25 73 32 82. Fax 03 25 73 84 13 6 SARL au capital de 300 euros. Durée 99 ans. Gérant-Directeur : jean Lefevre. Associés à part égales : Jean Lefevre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère. Inscription Commission Paritaire N°0211 C 87550. Abonnements : 1 ans = 30 euros Régis, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI 87, av Gallieni 10300 STE-SAVINE.

|